Abou Dharr a raconté qu’il avait demandé au Messager de Dieu de le nommer gouverneur, mais il l’a frappé à l’épaule avec sa main et a dit : « Tu es faible, Abou Dharr, et c’est une mission qui sera une cause de honte et de regret le jour de la résurrection, sauf pour celui qui l’entreprend comme il se doit et qui accomplit son devoir à cet égard. » Dans une version, il lui dit : « Je vois que tu es faible, Abou Dharr, et je te souhaite ce que je souhaite pour moi-même. N’acceptez pas de dominer deux personnes et ne devenez pas le tuteur des biens d’un orphelin. Muslim l’a transmise.
Les Bureaux du Commandant et du Qadi
Mishkat al-Masabih 3682 - Commentaire par Mishkat al-Masabih
Analyse Contextuelle
Cette narration démontre la sagesse profonde du Prophète dans l'évaluation des capacités spirituelles et administratives. La demande de gouvernance d'Abu Dharr reflète l'ambition humaine naturelle, mais le Messager a reconnu que la pureté spirituelle de son compagnon pourrait être compromise par l'autorité mondaine.
Interprétation Savante
Les postes de leadership sont des trusts divins (amanah) exigeant une compétence et une intégrité complètes. Le geste physique du Prophète souligne la gravité de cette affaire. Sa déclaration « tu es faible » ne se réfère pas à une déficience physique mais à l'état spirituel élevé d'Abu Dharr qui pourrait être diminué par les responsabilités politiques.
La clause d'exception met en évidence que seuls ceux qui remplissent toutes les obligations de leadership correctement seront sauvés du regret au Jour du Jugement. Cela établit le principe que l'autorité doit être exercée avec une justice et une responsabilité parfaites.
Conseils Pratiques
L'interdiction de gouverner même deux personnes souligne que toute autorité comporte une responsabilité. L'avertissement contre la garde des biens des orphelins renforce que les trusts financiers exigent une intégrité exceptionnelle. Les vrais croyants devraient chercher la purification plutôt que les postes de pouvoir.
Cet enseignement établit le principe islamique que le leadership est un fardeau plutôt qu'un privilège, à accepter uniquement par ceux pleinement qualifiés et avec l'intention sincère de servir la justice.