Anas a dit que Qais b. Sa’d avait une position par rapport au Prophète comme celle d’un préfet de district par rapport à un gouverneur. Bukhari l’a transmise.
Les Bureaux du Commandant et du Qadi
Un commentaire sur le hadith de Mishkat al-Masabih 3692
Analyse Textuelle
Cette narration d'Anas ibn Malik décrit la relation administrative entre Qais ibn Sa'd et le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui). La comparaison avec un préfet (amil) servant sous un gouverneur (wali) illustre le système islamique précoce d'autorité déléguée.
Commentaire Savant
L'imam al-Nawawi explique que ce hadith établit la permission de nommer des députés dans la gouvernance. Qais ibn Sa'd a servi de représentant du Prophète dans certaines affaires administratives, démontrant le principe islamique de délégation dans le leadership.
Ibn Hajar al-Asqalani dans Fath al-Bari clarifie que de telles nominations nécessitent la fiabilité (amanah) et la capacité (kifayah). Le préfet agit comme député du gouverneur dans la gestion des affaires, la collecte de la zakat et le maintien de l'ordre dans sa juridiction.
Implications Légales
Cette tradition fournit la base de la gouvernance hiérarchique en Islam. Elle légitime la nomination d'administrateurs régionaux qui exercent l'autorité dans des paramètres définis par la direction centrale.
La relation reflète les structures administratives modernes où les fonctionnaires locaux mettent en œuvre les politiques tout en restant responsables devant les autorités supérieures, assurant à la fois l'efficacité et la responsabilité dans la gouvernance.
Dimensions Spirituelles
Du point de vue de Mishkat al-Masabih, cet arrangement reflète la sagesse divine dans l'établissement de systèmes ordonnés de gouvernance. Il démontre qu'une administration appropriée n'est pas seulement une nécessité pratique mais aussi un devoir religieux lorsqu'elle est menée selon les principes islamiques.