Abū Mūsā al-Ash’arī a rapporté que le messager de Dieu a dit : « Continuez à rafraîchir votre connaissance du Coran, car je jure par Celui dans la main duquel se trouve mon âme qu’elle est plus susceptible de s’échapper que les chameaux qui sont attachés. » (Bukhārī et Muslim.)
L'Excellence de la Récitation et de la Mémorisation Coraniques
Ce noble hadith du Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) utilise une puissante comparaison pour illustrer la nature délicate de la rétention coranique dans la mémoire humaine. La comparaison avec des chameaux attachés - des créatures connues pour leur force mais ayant tendance à errer si elles ne sont pas correctement sécurisées - démontre comment même des versets fermement mémorisés peuvent s'échapper sans révision constante.
Commentaire Savant sur la Vigilance Spirituelle
L'Imam al-Nawawi explique dans son commentaire sur Sahih Muslim que ce hadith souligne l'obligation de murāqaba (vigilance constante) sur sa mémorisation. Le cœur humain est enclin à l'oubli, et les paroles divines nécessitent un engagement continu pour rester fermement enracinées.
Ibn Hajar al-Asqalani dans Fath al-Bārī note que le serment « par Celui en la main de qui est mon âme » souligne l'importance extrême de cette affaire, indiquant les graves conséquences de la négligence de la révision coranique.
Mise en Œuvre Pratique pour le Chercheur
Les savants classiques ont prescrit des pratiques spécifiques : récitation quotidienne d'au moins un juz' (section), khatm hebdomadaire (achèvement) pour ceux qui le peuvent, et établissement de wirḍ (portions régulières) qui sont constamment révisées. Le compagnon Ibn Mas'ud révisait sa mémorisation tous les quinze jours pour en assurer la préservation.
Cet enseignement fait partie des « Excellentes Qualités du Coran » tel que documenté dans Mishkat al-Masabih 2187, rappelant aux croyants que le Coran est à la fois une confiance divine et une relation vivante nécessitant une nourriture continue par la récitation, la réflexion et la répétition.