Mishkat al-Masabih
Mishkat al-Masabih 3269
Le traitement des épouses et les droits de chacune d’elles - Section 3
Texte arabe du hadith
وَعَنْ أَبِي سَعِيدٍ قَالَ: جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَنَحْنُ عِنْده فَقَالَت: زَوْجِي صَفْوَانُ بْنُ الْمُعَطَّلِ يَضْرِبُنِي إِذَا صَلَّيْتُ وَيُفَطِّرُنِي إِذَا صُمْتُ وَلَا يُصَلِّي الْفَجْرَ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ قَالَ: وَصَفْوَانُ عِنْدَهُ قَالَ: فَسَأَلَهُ عَمَّا قَالَت فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ أَمَّا قَوْلُهَا: يَضْرِبُنِي إِذَا صَلَّيْتُ فَإِنَّهَا تَقْرَأُ بِسُورَتَيْنِ وَقَدْ نَهَيْتُهَا قَالَ: فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَوْ كَانَتْ سُورَةً وَاحِدَةً لَكَفَتِ النَّاسَ» . قَالَ: وَأَمَّا قَوْلُهَا يُفَطِّرُنِي إِذَا صُمْتُ فَإِنَّهَا تَنْطَلِقُ تَصُوم وَأَنا رجل شَاب فَلَا أَصْبِر فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «لَا تَصُومُ امْرَأَةٌ إِلَّا بِإِذْنِ زَوْجِهَا» وَأَمَّا قَوْلُهَا: إِنِّي لَا أُصَلِّي حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ فَإنَّا أهل بَيت قد عرف لنا ذَاك لَا نَكَادُ نَسْتَيْقِظُ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ قَالَ: «فَإِذَا اسْتَيْقَظْتَ يَا صَفْوَانُ فَصَلِّ» . رَوَاهُ أَبُو دَاوُد وَابْن مَاجَه
Traduction
Abou Saïd a raconté l’histoire d’une femme qui est venue voir le Messager de Dieu alors qu’il était avec lui et qui a dit : « Mon mari, Safwan b. al-Mu’attal, me bat quand je prie, me fait rompre mon jeûne quand je l’observe, et ne fait pas la prière de l’aube jusqu’à ce que le soleil se lève. » Safwan était présent, alors il lui demanda ce qu’elle avait dit et il répondit : « Messager de Dieu, quant à sa déclaration selon laquelle je la bats quand elle prie, elle récite deux sourates et je lui ai interdit de le faire. » Le Messager de Dieu lui dit : « S’il n’y avait eu qu’une seule sourate, cela aurait suffi aux gens. » Il a poursuivi
« Quant à sa déclaration selon laquelle je lui fais rompre son jeûne quand elle l’observe, elle continue à jeûner, et je suis un jeune homme qui ne peut pas se contenir. » Le Messager de Dieu a dit : « Une femme ne peut jeûner qu’avec la permission de son mari. » * Il continua : « Quant à sa déclaration selon laquelle je ne prie pas jusqu’à ce que le soleil se lève ; J’appartiens à une famille qui a une telle réputation, qui ne se réveille guère que lorsque le soleil se lève. Il a dit : « Alors, quand tu te réveilles, Safwan, tu dois prier. » * Il s’agit du jeûne qui n’est pas obligatoire. Abu Dawud et Ibn Majah l’ont transmise.