Mishkat al-Masabih
Mishkat al-Masabih 1508
عَن عَائِشَة قَالَتْ: شَكَا النَّاسُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قُحُوطَ الْمَطَرِ فَأَمَرَ بِمِنْبَرٍ فَوُضِعَ لَهُ فِي الْمُصَلَّى وَوَعَدَ النَّاسَ يَوْمًا يَخْرُجُونَ فِيهِ. قَالَتْ عَائِشَةُ: فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ بَدَا حَاجِبُ الشَّمْسِ فَقَعَدَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَكَبَّرَ وَحَمِدَ اللَّهَ عزوجل ثُمَّ قَالَ: «إِنَّكُمْ شَكَوْتُمْ جَدْبَ دِيَارِكُمْ وَاسْتِئْخَارَ الْمَطَرِ عَنْ إِبَّانِ زَمَانِهِ عَنْكُمْ وَقَدْ أَمَرَكُمُ الله عزوجل أَنْ تَدْعُوهُ وَوَعَدَكُمْ أَنْ يَسْتَجِيبَ لَكُمْ» . ثُمَّ قَالَ: «الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ملك يَوْمِ الدِّينِ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ يَفْعَلُ مَا يُرِيدُ اللَّهُمَّ أَنْتَ اللَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ الْغَنِيُّ وَنَحْنُ الْفُقَرَاءُ. أَنْزِلْ عَلَيْنَا الْغَيْثَ وَاجْعَلْ مَا أَنْزَلْتَ لَنَا قُوَّةً وَبَلَاغًا إِلَى حِينٍ» ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ فَلَمْ يَتْرُكِ الرَّفْعَ حَتَّى بَدَا بَيَاضُ إِبِطَيْهِ ثُمَّ حَوَّلَ إِلَى النَّاسِ ظَهْرَهُ وَقَلَبَ أَوْ حَوَّلَ رِدَاءَهُ وَهُوَ رَافِعُ يَدَيْهِ ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ وَنَزَلَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ فَأَنْشَأَ اللَّهُ سَحَابَةً فَرَعَدَتْ وَبَرَقَتْ ثُمَّ أَمْطَرَتْ بِإِذْنِ اللَّهِ فَلَمْ يَأْتِ مَسْجِدَهُ حَتَّى سَالَتِ السُّيُولُ فَلَمَّا رَأَى سُرْعَتَهُمْ إِلَى الْكن ضحك صلى الله عَلَيْهِ وَسلم حَتَّى بَدَت نَوَاجِذه فَقَالَ: «أَشْهَدُ أَنَّ اللَّهَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ وَأَنِّي عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ» . رَوَاهُ أَبُو دَاوُد
Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.
‘Â’isha rapporte que les gens se plaignirent au Messager d’Allah du manque de pluie. Il ordonna qu’on lui installe une chaire au lieu de prière et fixa un jour où les gens s’y rendraient. Le Messager d’Allah sortit lorsque le bord du soleil apparut et s’assit sur la chaire. Il proclama la grandeur d’Allah et Le loua, puis dit : « Vous vous êtes plaints de la sécheresse dans vos demeures et du retard des pluies, qui ne sont pas venues au début de leur saison. Allah vous a ordonné de L’invoquer et vous a promis de vous répondre. » Puis il dit : « Louange à Allah, Seigneur des mondes, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Maître du Jour du Jugement. Il n’y a de divinité qu’Allah ; Il fait ce qu’Il veut. Ô Allah, Tu es Allah, il n’y a de divinité que Toi. Tu es Celui qui se suffit à Lui-même, tandis que nous sommes démunis. Fais descendre sur nous la pluie et fais de ce que Tu fais descendre une force et une provision pour nous jusqu’à un terme fixé. » Il leva les mains et ne cessa de les garder levées jusqu’à ce que l’on voie la blancheur de ses aisselles. Puis, tout en gardant les mains levées, il tourna le dos aux gens et retourna — ou déplaça — son manteau. Il se tourna ensuite vers les gens, descendit et accomplit deux rak‘a. Allah forma alors un nuage, puis il y eut tonnerre et éclairs. La pluie tomba par la permission d’Allah et, avant même qu’il ne regagne sa mosquée, des torrents coulaient. Voyant les gens se hâter de chercher un abri, le Prophète rit au point que ses molaires apparurent. Il dit : « J’atteste qu’Allah est capable de toute chose et que je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Abû Dâwûd l’a transmis.