'Abdallah b. 'Umar a raconté que les Juifs sont venus voir le Messager de Dieu et lui ont mentionné qu’un homme et une femme de leur nombre avaient commis la fornication. Il leur demanda ce qu’ils avaient trouvé dans la Torah au sujet de la lapidation et ils répondirent qu’ils devaient les déshonorer et qu’ils devaient être battus. 'Abdallah b. Salam a alors dit : « Tu mens ; il contient l’instruction qu’ils doivent être lapidés à mort, alors apportez la Torah. Ils l’étendirent, et l’un d’eux posa sa main sur le verset de la lapidation et lut ce qui l’avait précédé et ce qui l’avait suivi. 'Abdallah b. Salam lui a dit de lever la main et quand il l’a fait, on a vu le verset de la lapidation y figurer. Ils dirent alors : « Il a dit la vérité, Mohammed ; le verset de la lapidation y est. Le Prophète donna alors un ordre à leur sujet et ils furent lapidés à mort. Dans une version, il est dit qu’il lui a dit de lever la main et que lorsqu’il l’a fait, le verset de la lapidation était clairement dedans. L’homme dit alors : « Il contient le verset de la lapidation, Mohammed, mais nous l’avons caché les uns aux autres. » Il donna ensuite des ordres à leur sujet et ils furent lapidés à mort. (Bukhari et Muslim.)
Contexte contextuel
Cette narration de Mishkat al-Masabih 3559 établit l'origine divine de la punition par lapidation pour les fornicateurs mariés, démontrant la continuité entre les révélations précédentes et la loi islamique.
Commentaire savant
L'incident confirme que la lapidation (rajm) était prescrite dans la Torah pour les adultères, la validant comme une punition divine authentique maintenue dans la jurisprudence islamique.
Le rôle d'Abdallah b. Salam met en lumière l'importance des Gens du Livre qui ont embrassé l'islam et leur connaissance des écritures précédentes dans la vérification des règles islamiques.
La dissimulation du verset par les Juifs démontre comment les textes divins peuvent être corrompus par l'interférence humaine, soulignant la nécessité de la révélation finale et préservée de l'islam.
Implications légales
Ce hadith sert de preuve fondamentale pour la punition par lapidation des personnes mariées qui commettent l'adultère (muhsan), l'établissant comme une punition prescrite (hadd) dans la loi islamique.
La mise en œuvre par le Prophète malgré le déni initial montre l'obligation d'appliquer les punitions divines même lorsque les communautés tentent de les dissimuler ou de les altérer.
Leçons spirituelles
L'incident enseigne l'importance de la véracité dans les affaires religieuses et le péché grave de dissimuler les révélations divines.
Il démontre le respect de l'islam pour les révélations précédentes tout en confirmant son rôle de guide final et non corrompu pour l'humanité.