عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ: أَنَّ رَجُلَيْنِ اخْتَصَمَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ أَحَدُهُمَا: اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ وَقَالَ الْآخَرُ: أَجَلْ يَا رَسُولَ اللَّهِ فاقْضِ بَيْننَا بكتابِ الله وائذَنْ لِي أَنْ أَتَكَلَّمَ قَالَ: «تَكَلَّمْ» قَالَ: إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ فَأَخْبرُونِي أنَّ على ابْني الرَّجْم فاقتديت مِنْهُ بِمِائَةِ شَاةٍ وَبِجَارِيَةٍ لِي ثُمَّ إِنِّي سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ فَأَخْبَرُونِي أَنَّ عَلَى ابْنِي جَلْدَ مِائَةٍ وَتَغْرِيبَ عَامٍ وَإِنَّمَا الرَّجْمُ عَلَى امْرَأَتِهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَمَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ أَمَّا غَنَمُكَ وَجَارِيَتُكَ فَرَدٌّ عَلَيْكَ وَأَمَّا ابْنُكَ فَعَلَيْهِ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ وَأَمَّا أَنْتَ يَا أُنَيْسُ فَاغْدُ إِلَى امْرَأَةِ هَذَا فَإِن اعْترفت فارجمها» فَاعْترفت فرجمها
Traduction

Ibn 'Abbas a dit que lorsque Ma’iz b. Malik est venu voir le Prophète et il lui a dit : « Peut-être que tu t’es embrassé, ou que tu as serré, ou regardé », il a répondu : « Non, Messager de Dieu. » Il dit alors : « Avez-vous eu des rapports sexuels avec elle ? » posant la question en termes clairs, et quand il répondit qu’il en avait, il ordonna qu’il soit lapidé à mort. Bukhari l’a transmis.* c’est-à-dire le Prophète. La tradition laisse entendre que Ma’iz avait avoué avoir commis la fornication.

Comment

Commentaire sur le Hadith de Ma'iz ibn Malik

Cette narration de Sahih al-Bukhari, telle qu'enregistrée dans Mishkat al-Masabih 3561 sous "Peines Prescrites", démontre la procédure méticuleuse que le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) a suivie avant de mettre en œuvre une peine légale (hadd). Les questions répétées du Prophète—"Peut-être as-tu embrassé, ou serré, ou regardé"—n'avaient pas pour but de découvrir le péché mais de déterminer sa catégorie légale précise et de donner à Ma'iz des occasions de rétracter sa confession. Cela reflète le principe juridique islamique de rechercher des doutes pour éviter les peines prescrites.

Principes Juridiques Dérivés

L'insistance du Prophète sur une confession claire et non ambiguë utilisant le terme explicite "rapport sexuel" établit que pour que la peine de lapidation pour fornication soit appliquée, la confession doit être spécifique, volontaire et répétée sans coercition ni ambiguïté. Les actes initiaux mentionnés (embrasser, toucher) ne constituent pas le crime légal de zinā qui exige la lapidation.

Cet incident souligne la gravité avec laquelle la loi islamique traite l'application des hudud (peines prescrites), rendant leur mise en œuvre extrêmement difficile en érigeant des normes de preuve élevées. L'objectif principal n'est pas seulement de punir mais d'établir la justice, de protéger la société contre la corruption morale et d'encourager le repentir tout en faisant de la peine légale un dernier recours.

Observations Savantes

Les savants classiques notent que la persistance de Ma'iz à confesser malgré les tentatives du Prophète pour le détourner démontre l'intégralité de son repentir et son désir de purification dans l'Au-delà. La lapidation a ainsi servi à la fois de peine légale et d'expiation pour son péché.

Cette tradition illustre également l'équilibre entre la miséricorde de Dieu et Sa justice. Bien que la punition semble sévère, les garanties procédurales assurent qu'elle n'est appliquée que lorsque les preuves sont irréfutables, protégeant les individus contre les fausses accusations et les jugements hâtifs.