عَنْ عَائِشَةَ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: «لَا تُقطعُ يدُ السَّارِقِ إِلاَّ بربُعِ دِينَار فَصَاعِدا»
Traduction

Ibn 'Umar a dit que le Prophète a fait couper la main d’un voleur pour un bouclier d’une valeur de trois dirhams. (Bukhari et Muslim.)

Comment

Analyse Textuelle

Le hadith établit le seuil minimum (nisab) pour le vol nécessitant l'amputation de la main comme des biens d'une valeur de trois dirhams, équivalant à un quart de dinar dans la jurisprudence islamique classique.

Le bouclier mentionné représente des biens mobiliers (manqul) de valeur substantielle, et non des objets triviaux, indiquant le sérieux des biens protégés dans la loi islamique.

Conditions Légales pour l'Application

Les érudits stipulent que plusieurs conditions doivent être remplies avant de mettre en œuvre cette punition : le voleur doit être adulte, sain d'esprit, les biens doivent être volés d'une garde sécurisée (hirz), et le vol doit être prouvé par confession ou le témoignage de deux témoins qualifiés.

Les biens doivent atteindre la valeur du nisab et être d'un type protégé par la loi islamique, excluant des objets comme les instruments de musique ou les intoxicants.

Sagesse et Objectifs

Cette punition sert de dissuasion sévère (zajar) protégeant la richesse et la sécurité sociétales tout en démontrant la sainteté des droits de propriété en Islam.

Le seuil de valeur spécifié assure la proportionnalité entre le crime et la punition, empêchant une application excessive pour des infractions mineures.

Contexte Historique et Mise en Œuvre

À l'époque du Prophète, trois dirhams représentaient une valeur significative - suffisante pour acheter une armure de base, faisant de cela un crime économique grave.

Les érudits classiques notent la rareté de la mise en œuvre effective due aux exigences strictes en matière de preuves, reflétant l'accent de l'Islam sur le fait de rendre les punitions légales difficiles à mettre en œuvre plutôt que faciles.