Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 544

Texte arabe du hadith

عَن عِكْرِمَة: إِنَّ نَاسًا مِنْ أَهْلِ الْعِرَاقِ جَاءُوا فَقَالُوا يَا ابْنَ عَبَّاسٍ أَتَرَى الْغُسْلَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ وَاجِبًا قَالَ لَا وَلَكِنَّهُ أَطْهَرُ وَخَيْرٌ لِمَنِ اغْتَسَلَ وَمَنْ لَمْ يَغْتَسِلْ فَلَيْسَ عَلَيْهِ بِوَاجِبٍ. وَسَأُخْبِرُكُمْ كَيْفَ بَدْءُ الْغُسْلِ: كَانَ النَّاسُ مَجْهُودِينَ يَلْبَسُونَ الصُّوفَ وَيَعْمَلُونَ عَلَى ظُهُورِهِمْ وَكَانَ مَسْجِدُهُمْ ضَيِّقًا مُقَارِبَ السَّقْفِ إِنَّمَا هُوَ عَرِيشٌ فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي يَوْمٍ حَارٍّ وَعَرِقَ النَّاسُ فِي ذَلِكَ الصُّوفِ حَتَّى ثَارَتْ مِنْهُمْ رِيَاحٌ آذَى بِذَلِكَ بَعْضُهُمْ بَعْضًا. فَلَمَّا وَجَدَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تِلْكَ الرّيح قَالَ: «أَيُّهَا النَّاسُ إِذَا كَانَ هَذَا الْيَوْمُ فَاغْتَسِلُوا وَلْيَمَسَّ أَحَدُكُمْ أَفْضَلَ مَا يَجِدُ مِنْ دُهْنِهِ وَطِيبِهِ» . قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: ثُمَّ جَاءَ اللَّهُ بِالْخَيْرِ وَلَبِسُوا غَيْرَ الصُّوفِ وَكُفُوا الْعَمَلَ وَوُسِّعَ مَسْجِدُهُمُ وَذَهَبَ بَعْضُ الَّذِي كَانَ يُؤْذِي بَعْضُهُمْ بَعْضًا مِنَ الْعَرَقِ. رَوَاهُ أَبُو دَاوُدَ

Traduction

ʿIkrima rapporte que des gens d’Irak vinrent trouver Ibn ʿAbbâs et lui demandèrent si le bain rituel du vendredi était obligatoire. Il répondit : « Non, mais il est plus pur et meilleur pour celui qui le fait ; celui qui ne le fait pas n’y est pas obligé. Je vais vous expliquer comment le bain rituel a été instauré. Les gens étaient dans la gêne, portaient de la laine et travaillaient en portant des charges sur le dos. Leur mosquée était étroite, avec un toit bas, simplement une tonnelle. Un jour de grande chaleur, le Messager d’Allah ﷺ sortit et les gens transpirèrent dans leurs vêtements de laine, au point qu’une odeur se répandit et que certains incommodèrent les autres. Quand le Messager d’Allah ﷺ sentit cette odeur, il dit : “Ô gens, lorsque vient ce jour, faites le bain rituel et que chacun applique la meilleure huile et le meilleur parfum qu’il puisse trouver.” » Ibn ʿAbbâs ajouta : « Puis Allah leur accorda l’aisance : ils portèrent autre chose que la laine, furent dispensés du travail et leur mosquée fut agrandie ; une partie de ce qui, à cause de la sueur, incommodait les uns et les autres disparut. » Abû Dâwûd l’a rapporté.

Al-Albânî l’a qualifié de bon (hasan).