Elle a également dit : « Je buvais quand j’avais mes règles, puis je le tendais au Prophète, et il mettait sa bouche à la place de la mienne et buvait ; et je mangeais la chair d’un os quand j’avais mes règles, puis je la donnais au Prophète, et il mettait sa bouche à la place de la mienne. Les musulmans l’ont transmise.
Purification - Mishkat al-Masabih 547
Au nom d'Allah, le Très Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Toute louange est à Allah, Seigneur des mondes, et que les bénédictions et la paix soient sur notre Maître Muhammad, sa famille et ses compagnons.
Ce noble hadith transmis par la Mère des Croyants, 'A'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle), contient une sagesse juridique et spirituelle profonde. L'action apparente démontre la pureté et la sainteté du croyant, même pendant les menstruations. La femme menstruée reste pure dans son essence, seulement interdite de certains actes d'adoration.
L'action du Prophète (que la paix soit sur lui) de boire au même endroit et de manger du même os établit que le sang menstruel ne rend pas la femme fondamentalement impure (najis). Cela réfute les coutumes pré-islamiques qui traitaient les femmes menstruées comme complètement contaminées. La sagesse ici est de maintenir l'intimité conjugale et d'éviter des difficultés inutiles.
Les savants déduisent de cela que partager des ustensiles avec des femmes menstruées est permis, et que la salive ne transmet pas l'impureté. Ce hadith illustre l'approche modérée de la loi islamique, équilibrant les exigences spirituelles avec la nature humaine et la compassion.
La chaîne de transmission par l'Imam Muslim confirme son authenticité, ce qui en fait l'une des preuves les plus solides dans la jurisprudence islamique concernant les lois de purification et le statut des femmes menstruées.