Il a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Dieu vous interdit de jurer par vos pères. Si quelqu’un jure, qu’il jure par Dieu, ou qu’il se taise. (Bukhari et Muslim.)
L'Interdiction de Jurer par Autre que Dieu
Ce hadith de Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim établit un principe fondamental concernant les serments. Le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) interdit explicitement de jurer par ses pères ou tout être créé. Cette interdiction découle de la doctrine islamique du Tawhid (Unicité Divine), où la révérence ultime et la prise de serment sont réservées à Dieu seul.
Commentaire Savant de Mishkat al-Masabih
Comme expliqué dans "Mishkat al-Masabih" (Référence : Mishkat al-Masabih 3407) dans le livre "Serments et Vœux", les savants classiques soulignent que jurer par des êtres créés constitue une forme de shirk (association de partenaires à Dieu) dans la révérence. Lorsqu'on jure par son père, on attribue à un être créé la sainteté qui appartient exclusivement au Créateur.
L'ordre de "jurer par Dieu ou se taire" fournit l'alternative légale. Un serment n'est valide islamiquement que lorsqu'il est pris au nom de Dieu en utilisant l'un de Ses attributs divins. Si on ne peut pas jurer sincèrement par Dieu concernant une affaire, l'alternative pieuse est le silence plutôt que d'invoquer des êtres créés.
Implications Légales et Spirituelles
Les savants notent que cette interdiction s'étend au-delà des pères pour inclure le fait de jurer par des prophètes, des anges, des saints ou toute entité créée. De tels serments sont considérés comme invalides et pécheurs, bien qu'ils n'entraînent pas les conséquences légales des serments rompus jurés par Dieu.
La sagesse derrière cet enseignement préserve le monothéisme pur dans la parole et l'action. Il entraîne le croyant à se souvenir constamment de Dieu dans toutes les affaires et empêche l'élévation des êtres créés à un statut de révérence divine.