Ibn 'Umar a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « C’est le devoir d’un homme musulman qui a quelque chose qui doit être donné en legs de ne pas l’avoir pendant deux nuits sans avoir son testament écrit à ce sujet. » (Bukhari et Muslim.)
Héritage et Testaments - Mishkat al-Masabih 3070
Ce noble hadith de Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim établit l'importance primordiale de la rédaction opportune du testament en droit islamique. Le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) souligne qu'un musulman qui possède des biens ne doit pas retarder la rédaction de son testament au-delà de deux nuits.
Commentaire Savant
La limitation de deux nuits démontre l'urgence que l'islam accorde au règlement des affaires mondaines. Les savants interprètent cela comme une insistance sur la promptitude plutôt qu'une restriction temporelle rigide, reconnaissant l'imprévisibilité de la mort.
Les juristes classiques expliquent que cette injonction s'applique particulièrement à ceux qui ont des actifs importants ou des obligations religieuses impayées. Le testament assure une distribution correcte selon les lois islamiques de l'héritage et remplit toute obligation religieuse non satisfaite.
L'imam al-Nawawi commente que ce hadith établit la rédaction du testament comme une obligation collective (fard kifayah) pour la communauté musulmane, bien que l'obligation individuelle varie selon les circonstances et les actifs.
Implications Juridiques
La majorité des savants estiment que la rédaction d'un testament est fortement recommandée (mandub) plutôt qu'obligatoire, sauf si l'on a des dettes ou des obligations religieuses impayées.
Un testament islamique valide ne peut attribuer plus d'un tiers de la succession à des non-héritiers, préservant les parts fixes des héritiers légaux établies dans le Coran.
Cette guidance prophétique protège à la fois les intérêts spirituels du testateur et les droits financiers des héritiers, empêchant les disputes et assurant que les principes islamiques régissent le transfert de richesse.