Mishkat al-Masabih
Mishkat al-Masabih 3071
وَعَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ قَالَ: مَرِضْتُ عَامَ الْفَتْحِ مَرَضًا أَشْفَيْتُ عَلَى الْمَوْتِ فَأَتَانِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَعُودُنِي فَقُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ: إِنَّ لِي مَالًا كَثِيرًا وَلَيْسَ يَرِثُنِي إِلَّا ابْنَتِي أَفَأُوصِي بِمَالِي كُلِّهِ؟ قَالَ: «لَا» قُلْتُ: فَثُلُثَيْ مَالِي؟ قَالَ: «لَا» قُلْتُ: فَالشَّطْرِ؟ قَالَ: «لَا» قُلْتُ: فَالثُّلُثِ؟ قَالَ: «الثُّلُثُ وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ إِنَّكَ إِنْ تَذَرْ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَذَرَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ وَإِنَّكَ لَنْ تُنْفِقَ نَفَقَةً تَبْتَغِي بِهَا وَجْهَ اللَّهِ إِلَّا أُجِرْتَ بِهَا حَتَّى اللُّقْمَةَ تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ»
Sa‘d ibn Abî Waqqâs dit qu’au cours d’une maladie qui le conduisit presque à la mort, l’année de la Conquête, le Messager de Dieu vint lui rendre visite. Il dit : « Messager de Dieu, je possède beaucoup de biens et ma fille est ma seule héritière. Puis-je léguer tous mes biens ? » Il répondit non. Sa‘d proposa les deux tiers, puis la moitié, et le Prophète refusa encore. Lorsqu’il proposa le tiers, il dit : « Tu peux léguer un tiers, mais c’est déjà beaucoup*. Laisser tes héritiers riches vaut mieux que de les laisser pauvres, à mendier auprès des gens. Tu ne dépenseras rien dans le but de plaire à Dieu sans en être récompensé, même la bouchée que tu donnes à ta femme. » *Le récit autorise à léguer jusqu’au tiers à une personne ou à une cause autre que les héritiers, mais laisse entendre qu’il vaut mieux ne pas léguer une part aussi importante. Al-Bukhârî et Muslim l’ont rapporté.