عَنِ ابْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا حَقُّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ لَهُ شَيْءٌ يُوصَى فِيهِ يَبِيتُ لَيْلَتَيْنِ إِلَّا وَوَصِيَّة مَكْتُوبَة عِنْده»
Traduction
Sa’d b. Abu Waqqas a dit

Au cours d’une maladie qui m’a amené près de la mort l’année de la Conquête, le Messager de Dieu est venu me rendre visite et je lui ai dit : « Messager de Dieu, j’ai une grande quantité de biens et ma fille est ma seule héritière. Vais-je me débarrasser de tous mes biens ? Il a répondu : « Non », j’ai suggéré les deux tiers, mais il s’y est opposé, puis la moitié, mais il s’est toujours opposé. Quand j’en ai suggéré un troisième, il m’a répondu : « Vous pouvez en perdre un troisième, mais c’est beaucoup*. Laisser vos héritiers riches est mieux que de les laisser pauvres et mendier aux gens. Tu ne dépenseras rien, cherchant ainsi à plaire à Dieu, sans être récompensé pour cela, même la bouchée que tu donnes à ta femme. Bien que cette tradition raconte que le Prophète a donné la permission à un homme de léguer un tiers de ses biens à une personne ou à un but autre que les héritiers, elle indique qu’il serait préférable de ne pas laisser autant de testaments. (Bukhari et Muslim.)

Comment

Commentaire sur l'héritage et les testaments

De la compilation estimée Mishkat al-Masabih, référence du hadith 3071, nous examinons la sagesse profonde dans les conseils du Prophète concernant les legs. La restriction à un tiers représente la miséricorde divine, équilibrant le désir du testateur pour la charité avec les droits légitimes des héritiers. Cela démontre l'approche complète de l'Islam en matière de distribution des richesses.

La sagesse de la limitation

Le rejet progressif par le Prophète des legs complets, des deux tiers et de la moitié établit le tiers comme le maximum autorisé. Cela protège les héritiers de l'appauvrissement tout en permettant des intentions charitables. Le principe « laisser vos héritiers riches est meilleur que de les laisser pauvres » souligne le bien-être familial comme une préoccupation islamique primordiale.

Même dans cette limitation, le Prophète a noté « c'est beaucoup », encourageant la modération. Cela reflète la nature équilibrée de la loi islamique, où les droits individuels et les responsabilités sociales s'harmonisent sans privation extrême ou excès.

Système de récompense complet

L'assurance finale que « vous ne dépenserez rien, cherchant ainsi à plaire à Dieu, sans être récompensé » s'étend au-delà des legs formels. Cela englobe toutes les dépenses vertueuses, y compris l'entretien de sa famille. Ainsi, la tradition intègre les lois de l'héritage avec l'économie spirituelle plus large de la récompense divine.