Mishkat al-Masabih
Mishkat al-Masabih 2497
وَعَنْ عَطَاءِ بْنِ السَّائِبِ عَنْ أَبِيهِ قَالَ: صَلَّى بِنَا عَمَّارُ بْنُ يَاسِرٍ صَلَاةً فَأَوْجَزَ فِيهَا فَقَالَ لَهُ بَعْضُ الْقَوْمِ: لَقَدْ خَفَّفْتَ وَأَوْجَزْتَ الصَّلَاةَ فَقَالَ أَمَا عَلَيَّ ذَلِكَ لَقَدْ دَعَوْتُ فِيهَا بِدَعَوَاتٍ سَمِعْتُهُنَّ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمَّا قَامَ تَبِعَهُ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ هُوَ أَبِي غَيْرَ أَنَّهُ كَنَّى عَنْ نَفْسِهِ فَسَأَلَهُ عَنِ الدُّعَاءِ ثُمَّ جَاءَ فَأَخْبَرَ بِهِ الْقَوْمَ: «اللَّهُمَّ بِعِلْمِكَ الْغَيْبَ وقُدرتِكَ على الخَلقِ أَحْيني مَا عَلِمْتَ الْحَيَاةَ خَيْرًا لِي وَتَوَفَّنِي إِذَا عَلِمْتَ الْوَفَاةَ خَيْرًا لِي اللَّهُمَّ وَأَسْأَلُكَ خَشْيَتَكَ فِي الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ وَأَسْأَلُكَ كَلِمَةَ الْحَقِّ فِي الرِّضَى وَالْغَضَبِ وَأَسْأَلُكَ الْقَصْدَ فِي الْفَقْرِ وَالْغِنَى وَأَسْأَلُكَ نَعِيمًا لَا يَنْفَدُ وَأَسْأَلُكَ قُرَّةَ عَيْنٍ لَا تَنْقَطِعُ وَأَسْأَلُكَ الرِّضَى بَعْدَ الْقَضَاءِ وَأَسْأَلُكَ بَرْدَ الْعَيْشِ بَعْدَ الْمَوْتِ وَأَسْأَلُكَ لَذَّةَ النَّظَرِ إِلَى وَجْهِكَ وَالشَّوْقِ إِلَى لِقَائِكَ فِي غَيْرِ ضَرَّاءَ مُضِرَّةٍ وَلَا فِتْنَةٍ مُضِلَّةٍ اللَّهُمَّ زِيِّنَا بِزِينَةِ الْإِيمَانِ وَاجْعَلْنَا هُدَاةً مَهْدِيِّينَ» . رَوَاهُ النَّسَائِيُّ
Ata ibn as-Saïb rapporte, d’après son père, quAmmar ibn Yasir dirigea une prière brève. Un fidèle se plaignit qu’il l’avait écourtée ; Ammar répondit que cela ne lui nuirait pas, car il y avait récité diverses invocations entendues du Messager de Dieu. Comme il s’en allait, l’un des fidèles — son père, selon Ata, qui s’était désigné indirectement — le suivit et lui demanda ces invocations. Il leur transmit : « Ô Dieu, par Ta connaissance de l’invisible et Ton pouvoir de créer, laisse-moi vivre tant que Tu sais que la vie est meilleure pour moi, et fais-moi mourir lorsque Tu sais que la mort est meilleure pour moi. Ô Dieu, je Te demande de Te craindre en secret comme en public, de dire la vérité dans la satisfaction comme dans la colère, et la modération dans la pauvreté comme dans la richesse. Je Te demande un bonheur qui ne s’épuise pas, une joie qui ne s’interrompt pas, l’agrément de Ton décret, une vie agréable après la mort, la joie de contempler Ta face et le désir de Te rencontrer sans que l’adversité ne me nuise ni que l’épreuve ne m’égare. Ô Dieu, pare-nous de la beauté de la foi et fais de nous des guides bien guidés. » La note signale que le mot rendu par « vie agréable » signifie littéralement « fraîcheur de vie ». Rapporté par an-Nasaï.