Abu Huraira a raconté avoir entendu le messager de Dieu déclarer que Dieu le plus haut a dit : « Qui est plus dans l’erreur que celui qui se met à créer des choses comme ce que j’ai créé ? Eh bien, que de tels gens créent un atome, qu’ils créent un grain ou un grain d’orge. (Bukhari et Muslim).
Exposition de l'Interdiction Divine de la Création Imitative
Cette tradition sacrée (hadith qudsi) du Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) transmet la parole directe d'Allah Tout-Puissant, abordant le péché grave de tenter de rivaliser avec la création divine. La question rhétorique "Qui est le plus dans l'erreur..." souligne la transgression sans égale de ceux qui osent imiter le pouvoir créateur d'Allah.
Interprétation Savante du Défi Divin
Les savants classiques expliquent que cette interdiction s'adresse principalement à ceux qui créent des images d'êtres animés, car cela constitue une atteinte au domaine exclusif d'Allah de donner la vie. Le défi de "créer un atome, un grain ou un grain d'orge" démontre l'incapacité absolue de la création à égaler même la plus petite des créations d'Allah.
Ibn Hajar al-Asqalani commente dans Fath al-Bari que ce hadith établit l'interdiction de la fabrication d'images, particulièrement des êtres possédant une âme, car cela représente la forme ultime d'arrogance et de compétition avec le Créateur.
Implications Pratiques pour le Droit Islamique
Selon la majorité des savants, cette tradition forme la base de l'interdiction de créer des images d'humains et d'animaux, surtout lorsqu'elles sont faites en trois dimensions ou d'une manière qui suggère une rivalité avec la création divine. L'interdiction est plus sévère lorsque de telles images sont adorées ou vénérées.
Al-Nawawi déclare dans son commentaire sur Sahih Muslim que ce hadith indique l'ampleur de ce péché et sert d'avertissement contre toute tentative d'imiter les attributs créateurs d'Allah, qui Lui appartiennent exclusivement.
Application Contemporaine et Sagesse
À l'époque moderne, cet enseignement rappelle aux croyants de maintenir une révérence appropriée pour le pouvoir créateur d'Allah, que ce soit dans l'expression artistique, l'innovation technologique ou la poursuite scientifique. La sagesse sous-jacente préserve le tawhid (l'unité divine) et empêche l'âme humaine de tomber dans le piège de l'arrogance et de l'auto-déification.
La spécification de "atome, grain et orge" dans le défi divin démontre que l'incapacité humaine s'étend à créer même les plus minuscules et apparemment simples des créations d'Allah, renforçant ainsi la dépendance complète envers le Créateur.