Abou Moussa al-Ash’ari a rapporté que le Prophète a dit : « L’or et la soie sont autorisés aux femmes de mon peuple, mais interdits aux hommes. » Tirmidhi et Nasa’i l’ont transmise, Tirmidhi disant que c’est une tradition hasan sahih.
Exégèse de l'Interdiction
Ce noble hadith du Livre des Vêtements dans Mishkat al-Masabih (Référence : Mishkat al-Masabih 4341) établit une distinction fondamentale dans la loi islamique sur l'habillement. L'or et la soie, étant des symboles de luxe et de parure, sont divinement désignés comme licites pour les femmes tout en étant interdits pour les hommes. Cette interdiction pour les hommes découle du principe de maintenir la dignité masculine et d'éviter la ressemblance avec le genre opposé ou l'affichage arrogant.
Analyse Juridique
Le consensus des savants classiques considère cette interdiction comme étant de tahrim (illicéité), et non simplement de karaha (déplaisir). L'authentification de l'Imam Tirmidhi comme "hasan sahih" renforce son statut autoritaire.
Il existe des exceptions pour nécessité médicale, telles que des bandages en soie pour des affections cutanées, suivant le principe de "la nécessité permet l'interdit." La nécessité militaire lors de voyages dans des régions froides peut également permettre une doublure en soie dans les vêtements.
Sagesse Spirituelle
Cette distinction cultive la différenciation des genres (ghayrah) dans la société, préservant les limites naturelles. Pour les hommes, s'abstenir de l'or et de la soie nourrit des qualités de simplicité et de détachement des parures mondaines, s'alignant sur le caractère prophétique.
La permission pour les femmes reconnaît leur inclination naturelle vers la beauté et la parure dans les contextes conjugaux et sociaux, tout en maintenant les exigences de modestie définies ailleurs dans la Charia.