Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 1918

Texte arabe du hadith

وَعَنْ أَبِي جُرَيٍّ جَابِرِ بْنِ سُلَيْمٍ قَالَ: أَتَيْتُ الْمَدِينَةَ فَرَأَيْتُ رَجُلًا يَصْدُرُ النَّاسُ عَنْ رَأْيِهِ لَا يَقُولُ شَيْئًا إِلَّا صَدَرُوا عَنْهُ قُلْتُ مَنْ هَذَا قَالُوا: هَذَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قُلْتُ: عَلَيْكَ السَّلَامُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَرَّتَيْنِ قَالَ: «لَا تقل عَلَيْك السَّلَام فَإِن عَلَيْكَ السَّلَامُ تَحِيَّةُ الْمَيِّتِ قُلِ السَّلَامُ عَلَيْكَ» قلت: أَنْت رَسُول الله؟ قَالَ: «أَنا رَسُول الله الَّذِي إِذا أَصَابَكَ ضُرٌّ فَدَعَوْتَهُ كَشَفَهُ عَنْكَ وَإِنْ أَصَابَكَ عَامُ سَنَةٍ فَدَعَوْتَهُ أَنْبَتَهَا لَكَ وَإِذَا كُنْتَ بِأَرْض قفراء أَوْ فَلَاةٍ فَضَلَّتْ رَاحِلَتُكَ فَدَعَوْتَهُ رَدَّهَا عَلَيْكَ» . قُلْتُ: اعْهَدْ إِلَيَّ. قَالَ: «لَا تَسُبَّنَّ أَحَدًا» قَالَ فَمَا سَبَبْتُ بَعْدَهُ حُرًّا وَلَا عَبْدًا وَلَا بَعِيرًا وَلَا شَاةً. قَالَ: «وَلَا تَحْقِرَنَّ شَيْئًا مِنَ الْمَعْرُوفِ وَأَنْ تُكَلِّمَ أَخَاكَ وَأَنْتَ مُنْبَسِطٌ إِلَيْهِ وَجْهُكَ إِنَّ ذَلِكَ مِنَ الْمَعْرُوفِ وَارْفَعْ إِزَاَرَكَ إِلَى نِصْفِ السَّاقِ فَإِنْ أَبَيْتَ فَإِلَى الْكَعْبَيْنِ وَإِيَّاكَ وَإِسْبَالَ الْإِزَارِ فَإِنَّهَا مِنَ الْمَخِيلَةِ وَإِنَّ اللَّهَ لَا يُحِبُّ الْمَخِيلَةَ وَإِنِ امْرُؤٌ شَتَمَكَ وَعَيَّرَكَ بِمَا يَعْلَمُ فِيكَ فَلَا تعيره بِمَا تعلم فِيهِ فَإِنَّمَا وَبَالُ ذَلِكَ عَلَيْهِ» . رَوَاهُ أَبُو دَاوُدَ وَرَوَى التِّرْمِذِيُّ مِنْهُ حَدِيثَ السَّلَامِ. وَفِي رِوَايَةٍ: «فَيَكُونَ لَكَ أَجْرُ ذَلِكَ وَوَبَالُهُ عَلَيْهِ»

Traduction

Abou Jurayy Jabir ibn Sulaym raconte qu’à Médine, il vit un homme dont les gens suivaient les avis. Apprenant qu’il s’agissait du Messager de Dieu, il le salua deux fois en disant : « Que la paix soit sur toi, Messager de Dieu. » Le Prophète répondit : « Ne dis pas “Que la paix soit sur toi”, car c’est la salutation aux morts ; dis plutôt : “Que la paix soit sur toi.” » Il lui dit qu’il était le Messager de Dieu qui, lorsqu’un malheur frappe quelqu’un et qu’il L’invoque, l’en délivre ; qui fait pousser les récoltes après une année de famine si on L’invoque ; et qui rend une monture perdue dans un désert à celui qui L’implore. L’homme lui demanda un conseil. Il répondit : « N’insulte personne. » L’homme dit ensuite n’avoir jamais insulté ni homme libre ni esclave, ni chameau ni mouton. Le Prophète ajouta : « Ne tiens aucun acte de bonté pour insignifiant, même accueillir ton frère avec un visage souriant. Porte ton vêtement inférieur à mi-mollet ; si cela te déplaît, jusqu’aux chevilles, mais ne le laisse jamais traîner, car c’est une forme d’orgueil qu Dieu n’aime pas. Si quelqu’un t’insulte ou te reproche un défaut qu’il connaît en toi, ne lui reproche pas un défaut que tu connais en lui : le tort retombera sur lui. » Rapporté par Abou Dawoud ; at-Tirmidhi rapporte la partie sur la salutation. Une variante précise : « Tu en auras la récompense et il en portera le tort. »