Récitez le Coran, car le Jour de la Résurrection, il viendra comme un intercesseur pour ceux qui le récitent. Récitez les deux brillants, al-Baqara et la sourate Al 'Imran, car le Jour de la Résurrection, ils viendront comme deux nuées ou deux ombres, ou deux troupeaux d’oiseaux en rangs, suppliant pour ceux qui les récitent. Récitez la sourate al-Baqara, car y avoir recours est une bénédiction et y renoncer est une cause de chagrin, et les magiciens ne peuvent pas l’affronter. (Mu’awiya a dit : Il m’a été transmis qu’ici Batala signifie magiciens.)
Commentaire du Hadith
Cette narration de Sahih Muslim 804a exalte les vertus de la récitation du Coran, en mettant particulièrement en lumière les mérites de la sourate al-Baqarah et de la sourate Al 'Imran. Le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) décrit ces chapitres comme se présentant au Jour du Jugement en tant qu'intercesseurs physiques pour leurs récitants—apparaissant comme des nuages offrant de l'ombre, ou comme des oiseaux volant en formation, implorant devant Allah le pardon et l'élévation de ceux qui les récitaient régulièrement.
Les Deux Chapitres Lumineux
La description « deux brillants » (az-zahrawān) fait référence à leur nature illuminante—à la fois en brillance textuelle et en lumière spirituelle. Les savants expliquent que ces chapitres longs contiennent le credo islamique fondamental, une législation complète et des leçons spirituelles profondes qui illuminent le cœur et l'esprit du croyant.
Leur intercession se manifeste sous plusieurs formes : comme des nuages offrant une ombre protectrice contre la chaleur intense du Jour du Jugement, comme des abris offrant du confort, et comme des oiseaux symbolisant l'élévation des bonnes actions du récitant et leur ascension rapide vers l'acceptation d'Allah.
Vertus Spéciales de la Sourate al-Baqarah
L'accent spécifique sur la sourate al-Baqarah indique son statut unique. L'expression « y avoir recours est une bénédiction » signifie que réciter et mettre en œuvre ses enseignements de manière constante apporte la barakah (bénédiction divine) dans la vie, le foyer et les affaires d'une personne.
« L'abandonner est une cause de chagrin » met en garde contre la négligence de ce chapitre, car un tel abandon conduit à la pauvreté spirituelle et au regret. La vertu finale—que « les magiciens ne peuvent pas y faire face »—révèle sa qualité protectrice contre les arts sombres et les influences maléfiques, créant une forteresse spirituelle autour du croyant qui la récite avec foi et compréhension.