حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنِ الصَّلاَةِ بَعْدَ الْعَصْرِ حَتَّى تَغْرُبَ الشَّمْسُ وَعَنِ الصَّلاَةِ بَعْدَ الصُّبْحِ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ ‏.‏
Traduction
Ibn 'Abbas a rapporté

Je l’ai entendu de la bouche de nombreux Compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) et l’un d’entre eux est 'Umar b. Khattab, et il m’est le plus cher parmi eux que le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit l’observation de la prière après la prière de l’aube jusqu’au lever du soleil et après le 'Asr jusqu’au coucher du soleil.

Comment

Texte et Contexte du Hadith

Je l'ai entendu de nombreux Compagnons du Messager d'Allah (ﷺ) et l'un d'entre eux est 'Umar b. Khattab, et il m'est le plus cher parmi eux, que le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit l'observation de la prière après la prière de l'aube jusqu'au lever du soleil et après la prière de l'Asr jusqu'au coucher du soleil.

Référence : Sahih Muslim 826 a | Livre : Le Livre de la Prière - Voyageurs | Auteur : Sahih Muslim

Temps d'Interdiction Expliqués

Le Prophète (ﷺ) a interdit les prières volontaires pendant trois moments spécifiques : après Fajr jusqu'au lever du soleil, lorsque le soleil est à son zénith (midi), et après Asr jusqu'au coucher du soleil. Cette interdiction préserve la sainteté des prières obligatoires et évite toute ressemblance avec les adorateurs du soleil.

Ces restrictions s'appliquent uniquement aux prières volontaires (nafl), et non aux prières obligatoires manquées, aux prières funéraires ou à la prosternation de récitation, qui restent permises pendant ces moments selon le consensus des savants.

Sagesse derrière l'Interdiction

La sagesse inclut la prévention de l'imitation des polythéistes qui adoraient le soleil à son lever et à son coucher, le maintien de la distinction entre l'adoration obligatoire et surérogatoire, et la garantie que les musulmans ne se surchargent pas excessivement dans l'adoration.

Ibn Qudamah déclare dans Al-Mughni : "L'interdiction sert à protéger les temps des prières obligatoires de la confusion avec les prières volontaires, et à empêcher un culte excessif qui pourrait conduire à la lassitude dans la pratique religieuse."

Consensus des Savants

Les quatre écoles de jurisprudence islamique s'accordent sur l'interdiction des prières volontaires pendant ces moments. L'imam Nawawi commente dans Sharh Sahih Muslim : "Cette interdiction est établie par de nombreuses narrations authentiques et représente la position unanime de la communauté musulmane."

L'exception pour les prières obligatoires manquées (qada') est basée sur le principe que l'accomplissement des obligations prime sur les actes recommandés, et que rattraper les prières manquées est en soi une obligation.