Une ou deux tétées ne rendent pas (le mariage) illégal.
Le Livre de l'Allaitement - Sahih Muslim 1450
Au nom d'Allah, le Très Miséricordieux, le Très Clément. Toute louange est à Allah, Seigneur des mondes, et que la paix et les bénédictions soient sur Son dernier Messager Muhammad.
Analyse Textuelle
Le noble hadith déclare : "Une ou deux tétées ne rendent pas (le mariage) illicite." Cette déclaration concise du Prophète (que la paix soit sur lui) établit un principe fondamental dans la loi islamique du radā'ah (allaitement).
Les savants ont compris cela pour signifier qu'une quantité minimale d'allaitement n'établit pas la relation légale de mahramiyyah (interdiction de mariage). La position majoritaire, y compris celle des Imams Mālik, al-Shāfi'ī et Ahmad, maintient qu'un minimum de cinq tétées complètes est requis pour établir cette relation.
Implications Légales
Cette décision sert à protéger la sainteté des relations familiales tout en empêchant des restrictions inutiles sur le mariage. La sagesse derrière l'exigence de multiples tétées est d'assurer la certitude dans l'établissement de la parenté de lait, car des incidents isolés peuvent être incertains ou erronés.
L'interdiction de mariage survient uniquement lorsque l'allaitement est suffisamment substantiel pour nourrir le nourrisson et établir définitivement la relation de lait. Cela démontre l'équilibre dans la loi islamique entre l'établissement de limites familiales claires et l'évitement de difficultés indues.
Consensus des Savants
L'Imam al-Nawawī commente dans son Sharh Sahih Muslim que ce hadith fournit la preuve que moins de cinq tétées ne créent pas de mahramiyyah. Cette position est soutenue par le consensus de la majorité des savants du Salaf et du Khalaf.
Ibn Qudāmah dans al-Mughnī affirme que le minimum de cinq tétées est établi par des narrations authentiques et représente la position de la plupart des compagnons et de leurs successeurs. Cette quantification minutieuse reflète la précision de la jurisprudence islamique dans les questions de droit familial.