Une personne présenta au Messager d’Allah (ﷺ) une petite outre d’eau de vin. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui dit : « Sais-tu qu’Allah l’a interdit ? Il a dit : Non. Il chuchota alors à un autre homme. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui demanda ce qu’il avait chuchoté. Il a dit : « Je lui ai conseillé de vendre cela, sur quoi il (le Saint Prophète) a dit : En vérité, Celui qui a interdit sa consommation a également interdit sa vente. Il (le narrateur) a dit : Il a ouvert l’outre jusqu’à ce que ce qu’il contenait soit renversé.
Le Livre de Musaqah - Sahih Muslim 1579a
Cette narration de Sahih Muslim démontre l'interdiction complète des intoxicants dans la loi islamique, englobant à la fois la consommation et les transactions commerciales.
Commentaire Savant
La réponse du Prophète "En vérité, Celui qui a interdit sa boisson a également interdit sa vente" établit le principe que tout ce qui est interdit à la consommation est également interdit à la vente, au commerce ou à la facilitation de toute manière commerciale.
L'ignorance initiale du compagnon concernant l'interdiction ne l'exempte pas de la règle une fois qu'elle a été clarifiée, démontrant que la connaissance des commandements divins est obligatoire pour les musulmans.
La destruction spontanée du vin en le renversant montre la conformité immédiate attendue lorsqu'une interdiction religieuse est comprise, sans chercher des échappatoires ou des avantages alternatifs de la substance interdite.
Implications Légales
Ce hadith forme la base de l'interdiction de toutes les transactions impliquant des substances haram, y compris la fabrication, la distribution et la vente au détail des intoxicants.
La règle s'étend au-delà du vin à toutes les substances intoxicantes, comme établi par le principe général "tout intoxicant est khamr (vin) et tout khamr est interdit."
Les gains provenant de telles transactions interdites sont considérés comme une richesse impure (mal khabīth) que les musulmans doivent éviter.