Lorsque les versets finaux de la sourate Baqara ont été révélés, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et les a lus aux gens, puis leur a interdit de faire le commerce du vin.
Le Livre de Musaqah - Sahih Muslim 1580 a
Ce récit de Sahih Muslim concerne l'interdiction du commerce du vin suite à la révélation des derniers versets de la sourate Al-Baqarah. Les savants classiques expliquent que ces versets conclusifs (285-286) contiennent des déclarations profondes de foi et de soumission aux commandements d'Allah.
Commentaire Savant
L'interdiction du commerce du vin immédiatement après la révélation démontre la mise en œuvre pratique des principes islamiques. Les savants notent que le vin a été interdit par étapes, celle-ci étant l'interdiction finale qui a éliminé toute activité économique liée aux intoxicants.
L'imam An-Nawawi commente que ce hadith montre la conformité immédiate des Compagnons aux commandements divins. L'action du Prophète d'annoncer publiquement la révélation et ses implications juridiques établit la méthodologie pour mettre en œuvre les règles islamiques.
Les juristes classiques en déduisent que toute substance provoquant l'ivresse relève de la même interdiction que le vin, et toutes les transactions commerciales impliquant de telles substances sont invalides et interdites en droit islamique.
Implications Juridiques
L'interdiction s'étend au-delà de la simple consommation pour inclure la production, la distribution et le gain financier provenant des intoxicants. Cette interdiction complète protège la société des méfaits physiques, spirituels et sociaux de l'ivresse.
Les savants soulignent que la richesse obtenue par des moyens interdits est impure et doit être éliminée de manière appropriée, car elle ne peut être considérée comme une subsistance licite.