J’ai entendu Abou Sa’id al-Khudri (qu’Allah l’agrée) dire : « Le dinar (or) pour l’or et le dirham pour le dirham peuvent être (échangés) avec égal pour égal ; Mais celui qui donne plus ou exige plus traite en réalité des intérêts. Je lui dis : « Ibn 'Abbas (qu’Allah soit satisfait d’eux) dit le contraire, puis il dit : « J’ai rencontré Ibn 'Abbas (qu’Allah soit satisfait d’eux) et je lui ai dit : « Vois-tu ce que tu dis ? l’avez-vous entendu de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ), ou l’avez-vous trouvé dans le Livre d’Allah, le Glorieux et Majestueux ? Il a dit : « Je ne l’ai pas entendu de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ). et je ne l’ai pas trouvé dans le Livre d’Allah (Glorieux et Majestueux), mais Oussama b. Zaid m’a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il peut y avoir un élément d’intérêt dans le crédit.
Le Livre de Musaqah - Sahih Muslim 1596a
Cette narration d'Abu Sa'id al-Khudri établit le principe fondamental du riba al-fadl (intérêt excessif) dans les échanges au comptant des mêmes types de marchandises. Le Prophète (ﷺ) a interdit tout échange inégal lors du troc d'or contre de l'or ou d'argent contre de l'argent, exigeant une équivalence exacte en poids et un transfert immédiat.
Commentaire savant sur les principes du Riba
Le hadith démontre que l'interdiction du riba s'applique non seulement aux paiements différés mais aussi aux échanges immédiats où il y a inégalité. Cela forme la base de la règle classique selon laquelle, lors de l'échange d'articles ribawi identiques (or, argent, blé, orge, dattes, sel), ils doivent être égaux en quantité et échangés de main à main.
L'interrogation d'Abu Sa'id envers Ibn Abbas révèle un principe méthodologique important dans la jurisprudence islamique : lorsqu'il y a un désaccord apparent parmi les compagnons, la position la plus forte est celle qui peut être retracée directement au Prophète (ﷺ). La rétractation ultérieure d'Ibn Abbas montre la supériorité de la tradition prophétique transmise sur le raisonnement personnel dans les questions de loi divine.
L'élément d'intérêt dans le crédit
L'énoncé conclusif "Il peut y avoir un élément d'intérêt dans le crédit" se réfère au riba al-nasi'ah (intérêt de retard), où l'interdiction s'étend à toute augmentation facturée pour un paiement différé dans les transactions de prêt. Cette interdiction complète garantit que toutes les formes de gain abusif sont éliminées des transactions financières.