Oussama b. Zaid a rapporté que l’Apôtre d’Allah (ﷺ) a dit : « Il peut y avoir un élément d’intérêt dans le crédit (lorsque le paiement n’est pas égal).
Le Livre de Musaqah - Sahih Muslim 1596 b
Usama b. Zaid a rapporté que l'Apôtre d'Allah (ﷺ) a dit : Il peut y avoir un élément d'intérêt dans le crédit (lorsque le paiement n'est pas égal).
Commentaire sur l'Interdiction du Riba dans les Transactions de Crédit
Ce hadith établit un principe fondamental dans la finance islamique concernant l'interdiction du riba (usure/intérêt). Le Prophète Muhammad (ﷺ) clarifie que même dans les transactions à paiement différé, s'il y a inégalité dans l'échange de la même marchandise, cela constitue le riba al-nasi'ah (intérêt dans le délai).
Les savants expliquent que lorsque le même type de biens est échangé avec un paiement différé et qu'il y a une disparité en quantité ou en qualité, cela tombe sous la catégorie de l'intérêt interdit. Par exemple, vendre un kilogramme de dattes de haute qualité pour 1,5 kilogramme des mêmes dattes à payer plus tard serait interdit, car cela implique à la fois un délai et une inégalité.
Implications Juridiques et Application Contemporaine
Cette règle s'applique particulièrement aux six denrées mentionnées dans d'autres hadiths : l'or, l'argent, le blé, l'orge, les dattes et le sel. Lorsque ceux-ci sont échangés contre leur propre espèce, ils doivent être égaux en mesure et le paiement doit être immédiat. Si le paiement est différé, toute inégalité rend la transaction illicite.
Dans les contextes modernes, ce principe s'étend aux échanges de devises et aux transactions financières. Les savants ont déterminé que la monnaie papier relève des règles de l'or et de l'argent, ce qui signifie qu'échanger différentes devises avec un paiement différé où il y a inégalité constitue du riba. Cette compréhension forme la base de l'exigence de la banque islamique pour les transactions au comptant dans les échanges de devises.