حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ مَعْرُوفٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، ح وَحَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، أَنَّ أَبَا النَّضْرِ، حَدَّثَهُ أَنَّ بُسْرَ بْنَ سَعِيدٍ حَدَّثَهُ عَنْ مَعْمَرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ أَرْسَلَ غُلاَمَهُ بِصَاعِ قَمْحٍ فَقَالَ بِعْهُ ثُمَّ اشْتَرِ بِهِ شَعِيرًا ‏.‏ فَذَهَبَ الْغُلاَمُ فَأَخَذَ صَاعًا وَزِيَادَةَ بَعْضِ صَاعٍ فَلَمَّا جَاءَ مَعْمَرًا أَخْبَرَهُ بِذَلِكَ فَقَالَ لَهُ مَعْمَرٌ لِمَ فَعَلْتَ ذَلِكَ انْطَلِقْ فَرُدَّهُ وَلاَ تَأْخُذَنَّ إِلاَّ مِثْلاً بِمِثْلٍ فَإِنِّي كُنْتُ أَسْمَعُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏"‏ الطَّعَامُ بِالطَّعَامِ مِثْلاً بِمِثْلٍ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ وَكَانَ طَعَامُنَا يَوْمَئِذٍ الشَّعِيرَ ‏.‏ قِيلَ لَهُ فَإِنَّهُ لَيْسَ بِمِثْلِهِ قَالَ إِنِّي أَخَافُ أَنْ يُضَارِعَ ‏.‏
Traduction
Ata' b. Abu Rabah a rapporté

Abou Sa’id al-Khudri (qu’Allah soit satisfait d’eux) rencontra Ibn 'Abbas (qu’Allah soit satisfait d’eux) et lui dit : « Que dites-vous au sujet de la conversion (des marchandises ou de l’argent) l’avez-vous entendu de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ), ou est-ce quelque chose que vous avez trouvé dans le Livre d’Allah, majestueux et glorieux ? Sur ce, Ibn Abbas (qu’Allah soit plissé avec eux) dit : « Je ne dis pas cela. En ce qui concerne le Massenger d’Allah (ﷺ), vous le connaissez mieux, et en ce qui concerne le Livre d’Allah, je ne le sais pas (plus que vous), mais 'Oussama b. Zaid (qu’Allah l’agrée) m’a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit ceci : « Attention, il peut y avoir un élément d’intérêt dans le crédit.

Comment

Le Livre de Musaqah - Sahih Muslim 1596 d

Ce récit d'Abu Sa'id al-Khudri et d'Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux) aborde l'interdiction fondamentale du riba (usure/intérêt) dans les transactions financières. L'échange démontre l'approche méticuleuse des Compagnons en matière de connaissance religieuse, vérifiant si les décisions proviennent directement du Prophète (que la paix soit sur lui) ou du Coran.

Commentaire Savant

Ibn 'Abbas fait preuve d'une humilité savante exemplaire en reconnaissant les limites de sa connaissance et en orientant le questionneur vers une source plus autoritaire - Usama ibn Zaid qui a directement entendu l'enseignement du Prophète. Cela établit une chaîne de transmission (isnad) claire pour la décision légale.

La déclaration du Prophète "Méfiez-vous, il peut y avoir un élément d'intérêt dans le crédit" (arabe : "Alā inna fī al-nasī'ati riban") souligne que les transactions à paiement différé comportent un risque inhérent de riba. Cela s'applique particulièrement aux ventes où la même marchandise est échangée avec retard, ou lorsque les transactions de crédit impliquent des quantités inégales du même type de biens.

Implications Légales

Ce hadith constitue la base de l'interdiction de toutes les formes d'intérêt basées sur le crédit, que ce soit dans les prêts personnels, les transactions commerciales ou les opérations bancaires. Les savants classiques en ont déduit que toute augmentation stipulée en échange d'un report constitue le riba al-nasi'ah - l'intérêt du retard.

L'avertissement s'applique à la fois au prêteur et à l'emprunteur, car le Prophète a maudit celui qui donne l'intérêt, le prend, l'enregistre et en est témoin. Cette interdiction complète vise à établir la justice économique et à prévenir l'exploitation dans les transactions financières.