حَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَا مِنْ مُسْلِمٍ يَغْرِسُ غَرْسًا إِلاَّ كَانَ مَا أُكِلَ مِنْهُ لَهُ صَدَقَةٌ وَمَا سُرِقَ مِنْهُ لَهُ صَدَقَةٌ وَمَا أَكَلَ السَّبُعُ مِنْهُ فَهُوَ لَهُ صَدَقَةٌ وَمَا أَكَلَتِ الطَّيْرُ فَهُوَ لَهُ صَدَقَةً وَلاَ يَرْزَؤُهُ أَحَدٌ إِلاَّ كَانَ لَهُ صَدَقَةٌ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
Jabir (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a rendu visite à Umm Mubashshir al-Ansariya dans son verger de palmiers dattiers et lui a dit

Qui a planté ces arbres de dattes, un musulman ou un non-Musim ? Elle a dit : « Un musulman, bien sûr, sur quoi il a dit : « Jamais un musulman ne plante, ni ne cultive une terre, et c’est de là que les hommes mangent, ou que les animaux mangent, ou que quoi que ce soit d’autre mange, mais cela devient charité en son nom (du planteur).

Comment

Texte et Référence du Hadith

« Qui a planté ces dattiers – un musulman ou un non-musulman ? Elle a dit : Un musulman, bien sûr, sur quoi il a dit : Jamais un musulman ne plante, ou ne cultive une terre, et il n'en sort que les hommes en mangent, ou les animaux en mangent, ou quoi que ce soit d'autre en mange, sans que cela ne devienne une aumône en son nom (celui du planteur). »

Livre : Le Livre de Musaqah
Auteur : Sahih Muslim
Référence : Sahih Muslim 1552 b

Commentaire sur la Narration

Ce noble hadith établit l'immense vertu et la récompense continue pour la plantation d'arbres et la culture de la terre. L'interrogation du Prophète sur la foi du planteur souligne que cette vertu spécifique est exclusive aux musulmans, car leurs actions sont imprégnées de l'intention de plaire à Allah.

La phrase « jamais un musulman ne plante » utilise un langage complet (nafi al-jins) indiquant que chaque acte de plantation par un musulman relève de cette règle. La récompense n'est pas limitée à la consommation humaine mais s'étend aux animaux et à toute créature vivante qui en bénéficie, démontrant la miséricorde complète de l'islam.

Explications Savantes

L'imam An-Nawawi commente que ce hadith montre l'étendue de la miséricorde d'Allah, où un musulman reçoit une récompense continue pour tout bien qui provient de sa plantation, même après sa mort. Cela relève de la catégorie de la « sadaqah jariyah » (aumône continue).

Ibn Hajar al-Asqalani explique que la condition pour cette récompense est une intention correcte. Le planteur doit avoir l'intention de bénéficier à la création d'Allah, cherchant le plaisir d'Allah par cet acte de culture.

Les savants déduisent de cela que l'agriculture et la culture environnementale sont des actes d'adoration hautement recommandés en islam, pas seulement des poursuites mondaines. Le hadith encourage les musulmans à s'engager dans des activités qui apportent un bénéfice durable à toute la création.

Implications Légales et Spirituelles

Cette narration établit la plantation d'arbres comme une forme d'aumône continue qui continue à bénéficier au planteur dans sa tombe et dans l'au-delà. La récompense continue tant que l'arbre ou ses produits bénéficient à une créature.

Le hadith encourage la gestion environnementale et démontre la préoccupation de l'islam pour l'équilibre écologique bien avant les mouvements environnementaux modernes. Il transforme le travail agricole banal en actes d'adoration lorsqu'il est fait avec une intention correcte.

Les musulmans sont encouragés à planter des arbres et à cultiver des terres stériles, rendant la terre fructueuse et bénéficiant à toute la création d'Allah, accumulant ainsi une récompense continue jusqu'au Jour du Jugement.