Anas a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’y a jamais de musulmans qui plantent des arbres, qui cultivent la terre, et qui n’en mangent pas d’oiseaux, ni d’homme, ni de bête, mais c’est une aumône de sa part.
Le Livre de Musaqah - Sahih Muslim 1553 a
Au nom d'Allah, le Très Miséricordieux, le Très Clément. Ce noble hadith de Sahih Muslim, transmis par le compagnon Anas ibn Malik (qu'Allah soit satisfait de lui), contient une sagesse profonde concernant les efforts agricoles et leurs récompenses spirituelles.
Analyse Textuelle
La phrase « Un musulman ne plante jamais d'arbres ou ne cultive jamais de terre » établit l'universalité de cette promesse divine, englobant toutes les formes de travail agricole et de plantation.
« Les oiseaux, un homme ou une bête en mangent » démontre la nature exhaustive des bénéficiaires - incluant toutes les créatures dans la création d'Allah.
« Mais c'est une aumône en son nom » révèle la récompense continue qui s'accumule pour le musulman pour chaque bouchée consommée de sa culture.
Règlements Jurisprudentiels
Ce hadith établit que le travail agricole est parmi les actes les plus vertueux, avec des récompenses qui continuent tant que les produits profitent à la création.
Les savants déduisent que l'intention (niyyah) est cruciale - on devrait cultiver la terre en cherchant le plaisir d'Allah et pour bénéficier à la création.
La règle s'applique également aux cultures, aux vergers et à toute végétation cultivée qui fournit de la subsistance.
Dimensions Spirituelles
Cet enseignement encourage les musulmans à s'engager dans un travail productif qui profite à la société et à l'environnement.
Il démontre la vision globale de l'islam sur l'aumône (sadaqah), s'étendant au-delà des dons monétaires pour inclure les œuvres bénéfiques.
La récompense continue sert de motivation pour une agriculture durable et une gestion environnementale.
Applications Pratiques
Les agriculteurs et jardiniers musulmans devraient reconnaître la dimension spirituelle de leur travail au-delà des gains matériels.
Les initiatives communautaires pour planter des arbres et cultiver des terres arides sont fortement encouragées.
Même le jardinage à petite échelle à la maison peut devenir des actes d'aumône continue lorsqu'ils sont partagés avec d'autres ou la faune.