حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ، الرَّحْمَنِ وَعَنْ مُحَمَّدِ بْنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ، يُحَدِّثَانِهِ عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ، أَنَّهُ قَالَ إِنَّ أَبَاهُ أَتَى بِهِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِنِّي نَحَلْتُ ابْنِي هَذَا غُلاَمًا كَانَ لِي ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَكُلَّ وَلَدِكَ نَحَلْتَهُ مِثْلَ هَذَا ‏"‏ ‏.‏ فَقَالَ لاَ ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَارْجِعْهُ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
Nu’man b. Bashir a rapporté que sa mère bint Rawaha a demandé à son père (celui de Nu’man) s’il pouvait faire don de certains cadeaux de ses biens à son fils. Il a reporté l’affaire d’un an, puis s’est mis en route pour cela. Elle (la mère de Nu’man) a dit

Je ne serai pas satisfait à moins que vous n’appeliez le Messager d’Allah (ﷺ) comme témoin de ce que vous conférez comme cadeau à votre fils. (Nu’man dit) : « Alors mon père a saisi ma main et j’étais à ce moment-là un garçon, et je suis venu vers le Messager d’Allah (ﷺ). et il dit : « Le Messager d’Allah, la mère de ce fils (le mien), fille de Rawaha souhaite que je t’appelle à témoin de ce que je confère en cadeau à son fils. Le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Béchir, as-tu un autre fils que celui-ci ? Il a dit : Oui. Il (le Saint Prophète) a dit : Avez-vous donné des cadeaux à tous comme cela ? Il a dit : Non. Là-dessus, il (le Saint Prophète) dit : « Alors, ne m’appelle pas à témoin, car je ne peux pas être témoin d’une injustice.

Comment

Le Livre des Cadeaux - Sahih Muslim 1623f

Cette narration de Nu'man ibn Bashir concerne le principe islamique fondamental de justice dans la distribution des cadeaux entre les enfants. Le Prophète Muhammad (ﷺ) a refusé d'assister à une distribution inégale de cadeaux, établissant que les parents doivent traiter leurs enfants de manière équitable dans les questions matérielles.

Commentaire Savant

L'enquête du Prophète sur d'autres enfants démontre que la loi islamique exige un traitement égal entre les descendants dans les cadeaux et les legs. Cela prévient l'animosité et maintient l'harmonie familiale.

Le terme "injustice" (zulm) ici fait référence à un traitement préférentiel qui crée des inégalités entre les héritiers, ce que l'Islam interdit strictement. Les savants interprètent cela pour inclure toutes les formes de cadeaux matériels, pas seulement l'héritage.

Ce hadith établit que les témoins doivent refuser de participer à des transactions injustes, respectant leur responsabilité de prévenir les méfaits dans la communauté.

Implications Légales

Les juristes classiques ont déduit de cela que les cadeaux volontaires durant la vie d'une personne doivent être distribués également entre les enfants du même sexe. La disparité n'est permise qu'avec des raisons valides reconnues par la loi islamique.

La règle s'applique particulièrement lorsque les cadeaux approchent l'échelle de l'héritage, assurant que l'intégrité du système d'héritage est maintenue grâce à des distributions équitables durant la vie.