حَدَّثَنَا أَبُو جَعْفَرٍ، مُحَمَّدُ بْنُ الصَّبَّاحِ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَوْنٍ الْهِلاَلِيُّ جَمِيعًا عَنْ إِبْرَاهِيمَ، بْنِ سَعْدٍ قَالَ ابْنُ الصَّبَّاحِ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنْ أَحْدَثَ فِي أَمْرِنَا هَذَا مَا لَيْسَ مِنْهُ فَهُوَ رَدٌّ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
'A'isha a rapporté que le messager d'Allah (ﷺ) disait comme disant

Celui qui innove les choses dans nos affaires pour lesquelles il n'y a pas de valide (raison) (commet le péché) et celles-ci doivent être rejetées.

Comment

Le Livre des Décisions Judiciaires - Sahih Muslim 1718a

Celui qui innove dans nos affaires pour lesquelles il n'y a pas de raison valide (commet un péché) et celles-ci doivent être rejetées.

Commentaire sur le Hadith

Ce noble hadith établit un principe fondamental dans la loi islamique : toute innovation en matière religieuse qui manque de base légitime du Coran ou de la Sunnah est rejetée. L'expression "nos affaires" se réfère spécifiquement aux questions de religion et d'adoration, et non aux innovations mondaines.

Les savants distinguent deux types d'innovation : l'innovation blâmable (bid'ah sayyi'ah) en matière religieuse et l'innovation louable (bid'ah hasanah) dans les affaires mondaines. L'interdiction ici s'applique exclusivement à l'introduction de nouvelles pratiques dans l'adoration qui contredisent les principes islamiques établis.

L'expression "doivent être rejetées" indique que de telles innovations n'ont aucune valeur légale et n'apportent aucune récompense, même si elles sont accomplies avec une bonne intention. Cette protection préserve la pureté de l'adoration islamique de toute altération humaine.

Implications Légales

Ce hadith sert de source principale pour le principe de bloquer les moyens du mal (sadd al-dhara'i). Il empêche la corruption graduelle de la religion par des déviations apparemment mineures qui peuvent conduire à des innovations majeures.

La règle s'applique également à l'ajout à l'adoration de ce qui n'en fait pas partie ou à la soustraction de ce qui est essentiel. Les deux constituent une innovation inacceptable lorsqu'elles sont faites sans autorisation divine.