حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ بَيْعِ الثَّمَرِ حَتَّى يَبْدُوَ صَلاَحُهَا نَهَى الْبَائِعَ وَالْمُبْتَاعَ.
Traduction

Ibn 'Umar (qu’Allah soit satisfait d’eux) a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit la vente de fruits jusqu’à ce qu’ils soient clairement en bon état, il l’a interdite à la fois au vendeur et à l’acheteur.

Comment

L'Interdiction de Vendre des Fruits Non Mûrs

Ce hadith de Sahih Muslim établit un principe fondamental dans le droit commercial islamique concernant la vente de produits agricoles, en particulier les fruits.

Commentaire Savant

L'interdiction s'applique lorsque les fruits n'ont pas atteint un état de bonté claire (bayan), ce qui signifie qu'ils ne sont pas suffisamment mûrs pour indiquer leur qualité finale et leur absence de défauts.

Cette décision protège les deux parties contre le gharar (incertitude excessive) dans les transactions, car les fruits non mûrs peuvent se gâter, ne pas se développer correctement ou contenir des défauts cachés inconnus de l'une ou l'autre partie.

L'interdiction s'étend à l'acheteur et au vendeur, en soulignant la responsabilité mutuelle pour garantir que les transactions sont exemptes d'ambiguïté et de préjudice potentiel.

Implications Juridiques

Les savants déterminent la "bonté claire" par la pratique coutumière - les fruits doivent atteindre un stade où leur qualité finale peut être raisonnablement évaluée.

Cette interdiction empêche les litiges qui surviennent de la vente de biens potentiellement défectueux ou non mûrs, assurant l'équité dans les transactions de marché.

La décision illustre l'approche globale de l'Islam en matière de justice économique, protégeant les droits de tous les participants du marché.