حَدَّثَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ بْنِ مَيْسَرَةَ الْقَوَارِيرِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو سَلَمَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ تُنْكَحُ الأَيِّمُ حَتَّى تُسْتَأْمَرَ وَلاَ تُنْكَحُ الْبِكْرُ حَتَّى تُسْتَأْذَنَ ‏"‏ ‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَكَيْفَ إِذْنُهَا قَالَ ‏"‏ أَنْ تَسْكُتَ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
Sufyan a rapporté sur la base de la même chaîne d’émetteurs (et les mots sont)

Une femme qui a été mariée auparavant (Thayyib) a plus de droits à sa personne que son tuteur ; et le père d’une vierge doit lui demander son consentement, son consentement étant son silence, parfois il disait : Son silence est son affirmation.

Comment

Texte et Contexte du Hadith

« Une femme qui a été précédemment mariée (Thayyib) a plus de droit sur sa personne que son tuteur ; et le père d'une vierge doit lui demander son consentement, son consentement étant son silence, Parfois il a dit : Son silence est son affirmation. » (Sahih Muslim 1421 c)

Ce noble hadith du Livre du Mariage établit des principes fondamentaux concernant le consentement féminin dans le mariage islamique, en distinguant les femmes précédemment mariées et les vierges.

Commentaire sur les Femmes Précédemment Mariées

La Thayyib (femme précédemment mariée) possède une autonomie complète sur ses décisions matrimoniales. Son tuteur ne peut la contraindre au mariage, car elle a de l'expérience dans la vie conjugale et est mieux placée pour juger de ce qui lui convient.

Cette décision reflète la reconnaissance par l'Islam de la maturité et de la sagesse des femmes acquises par l'expérience de vie, leur accordant une pleine autonomie dans les questions affectant leur vie personnelle.

Équilibre du Consentement de la Vierge et de la Tutelle

Pour la vierge, bien que le père maintienne la tutelle, il doit chercher son consentement. Son silence indique une approbation, reflétant les normes culturelles de modestie où un consentement verbal explicite pourrait causer de l'embarras.

La répétition du Prophète (« Parfois il a dit... ») souligne l'importance d'interpréter le silence comme une affirmation, garantissant qu'aucune femme n'est mariée contre sa volonté tout en respectant les sensibilités culturelles.

Implications Légales et Sociales

Ce hadith établit que le mariage forcé est invalide en droit islamique. Le consentement reste la pierre angulaire de la validité matrimoniale, la tutelle servant de guide protecteur plutôt que d'autorité coercitive.

La différenciation entre les vierges et les femmes précédemment mariées montre la compréhension nuancée de l'Islam de la psychologie humaine et des circonstances sociales dans la législation.

Consensus des Savants

Les savants classiques à travers les madhahib s'accordent unanimement sur le fait que le consentement d'une femme est essentiel pour la validité du mariage. Le rôle du tuteur est de garantir la convenance et la protection, et non de passer outre la volonté de la femme.

Cet enseignement prophétique a élevé le statut des femmes dans l'Arabie du 7e siècle, établissant leur droit de choisir leurs partenaires de vie—un concept révolutionnaire dans ce contexte historique.