أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ أَبِي وَكِيعٍ، - وَهُوَ هَارُونُ بْنُ عَنْتَرَةَ - عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، فِي قَوْلِهِ عَزَّ وَجَلَّ ‏{‏ وَلاَ تَأْكُلُوا مِمَّا لَمْ يُذْكَرِ اسْمُ اللَّهِ عَلَيْهِ ‏}‏ قَالَ خَاصَمَهُمُ الْمُشْرِكُونَ فَقَالُوا مَا ذَبَحَ اللَّهُ فَلاَ تَأْكُلُوهُ وَمَا ذَبَحْتُمْ أَنْتُمْ أَكَلْتُمُوهُ ‏.‏
Traduction
Harun bin Abi Walki-qui est Harun bin 'Antarah -rapporté par son père, d'après Ibn 'Abbas, à propos de la parole d'Allah, le Puissant et Sublime

« Ne mangez pas de ce sur quoi le nom d'Allah n'a pas été prononcé », a-t-il déclaré : « Les idolâtres se sont disputés avec eux et ont dit : « Ce qu'Allah tue, vous ne le mangez pas, et ce que vous tuez, vous le mangez ! »

Comment

Le Livre d'ad-Dahaya (Sacrifices)

Sunan an-Nasa'i - Hadith 4437

Explication Contextuelle

Ce verset de la sourate al-An'am (6:121) établit le principe islamique fondamental que la consommation n'est permise que lorsque le nom d'Allah a été invoqué au moment de l'abattage. L'argument des idolâtres mentionné dans la narration représente leur tentative de ridiculiser les pratiques musulmanes en créant une fausse équivalence entre l'abattage divinement ordonné et la mort accidentelle.

Commentaire Savant

Les savants classiques expliquent que la déclaration des idolâtres était un argument sophistique destiné à confondre les premiers musulmans. Ils affirmaient que les musulmans étaient incohérents en mangeant ce qu'ils abattaient tout en évitant ce qui mourait naturellement. Cependant, la distinction réside dans la permission divine - les musulmans abattent avec le nom d'Allah, le rendant licite, tandis que la charogne est interdite par commandement divin, quelle que soit la cause de la mort.

L'imam al-Qurtubi note que ce verset souligne l'importance de l'intention et du souvenir d'Allah dans tous les actes de consommation. L'invocation du nom d'Allah transforme l'acte banal d'abattage en un acte d'adoration et reconnaît la provision divine.

Implications Légales

Ce jugement forme la base des lois alimentaires islamiques où : 1) La Tasmiyah (dire "Bismillah") est requise pendant l'abattage 2) Les animaux non correctement abattus sont considérés comme de la charogne (maytah) et interdits 3) La distinction entre l'abattage divinement permis et la charogne interdite est absolue, non soumise à la seule raison humaine.

Signification Spirituelle

Les savants soulignent que ce commandement enseigne aux musulmans à maintenir la conscience d'Allah dans les activités quotidiennes, en particulier celles impliquant de prendre la vie. Il sert de rappel constant que toutes les provisions viennent d'Allah et doivent être consommées avec gratitude et dans les limites fixées divinement.