« Quiconque touche son pénis, il ne doit pas accomplir la Salah tant qu’il n’a pas accompli les Wudu'. » Abou 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : « Hisham bin 'Urwah n’a pas entendu ce hadith de son père.
Le Livre du Ghusl et du Tayammum - Sunan an-Nasa'i
Référence du Hadith : Sunan an-Nasa'i 447
Texte du Hadith
« Celui qui touche son pénis ne doit pas accomplir la Salat jusqu'à ce qu'il accomplisse le Wudu'. »
Abou 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Hisham bin 'Urwah n'a pas entendu ce Hadith de son père.
Commentaire Savant
Ce hadith aborde la règle concernant le fait de toucher les parties privées et son effet sur la pureté rituelle. Les savants ont divergé dans leur interprétation de cette narration. Le sens apparent indique que toucher le pénis invalide le wudu et nécessite son renouvellement avant la prière.
Cependant, la chaîne de transmission contient une faiblesse comme noté par l'Imam an-Nasa'i lui-même, qui indique que Hisham bin 'Urwah n'a pas directement entendu cela de son père. Cela affaiblit l'authenticité de la narration selon les principes de la critique du hadith.
La majorité des savants, y compris les écoles Hanafite, Malikite et Shafi'ite, soutiennent que le simple fait de toucher le pénis sans aucune décharge ne rompt pas le wudu. Ils basent cela sur d'autres narrations authentiques et le principe que les actes d'adoration nécessitent des preuves claires.
L'école Hanbalite, cependant, accorde du poids à ce hadith et considère que toucher les parties privées annule le wudu, qu'une décharge se soit produite ou non. Cela démontre la diversité des opinions savantes au sein de la tradition islamique.
Règle Pratique
Compte tenu de la faiblesse dans la chaîne et de la différence d'opinion parmi les savants, l'avis prépondérant est que le simple fait de toucher les parties privées sans aucune décharge n'invalide pas le wudu. Cependant, par précaution, certains savants recommandent de renouveler le wudu lorsque c'est possible.
Le chercheur de connaissance doit suivre l'opinion de son savant qualifié ou de son madhhab en cette matière, en reconnaissant qu'il existe une différence d'opinion légitime parmi les prédécesseurs vertueux.