أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَلَيْهَا وَعِنْدَهَا جَارِيَتَانِ تَضْرِبَانِ بِدُفَّيْنِ فَانْتَهَرَهُمَا أَبُو بَكْرٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ دَعْهُنَّ فَإِنَّ لِكُلِّ قَوْمٍ عِيدًا ‏"‏ ‏.‏
Traduction
D’après 'Aïcha,

Le Messager d’Allah (ﷺ) entra chez elle et il y avait deux filles avec elle qui battaient le duff. Abou Bakr les gronda, mais le Prophète (ﷺ) dit : « Laissez-les, car chaque peuple a un Aïd. »

Comment

Le Livre de la Prière pour les Deux 'Eids - Sunan an-Nasa'i 1593

Le Messager d'Allah (ﷺ) est entré chez elle et il y avait deux filles avec elle qui battaient le duff. Abu Bakr les a réprimandées, mais le Prophète (ﷺ) a dit : "Laissez-les, car chaque peuple a un 'Eid."

Commentaire sur le Hadith

Cette narration démontre la permission des loisirs et célébrations autorisés pendant les occasions festives en Islam. Le duff (un tambourin simple) est spécifiquement mentionné car c'est le seul instrument de musique généralement autorisé dans la loi islamique.

La réaction initiale d'Abu Bakr provenait de sa piété et de son inquiétude que de telles activités puissent être inappropriées en présence du Prophète. Cependant, l'intervention du Prophète clarifie que l'Islam reconnaît le besoin humain de célébration et d'expression joyeuse pendant l'Eid.

La déclaration "chaque peuple a un 'Eid" indique que la célébration est une inclination humaine naturelle que l'Islam régule plutôt qu'interdit entièrement. Nos célébrations de l'Eid se distinguent par leur conformité aux directives islamiques - en évitant les éléments interdits tout en permettant des formes de joie autorisées.

Ce hadith établit le principe que ce qui est habituellement considéré comme une célébration parmi les musulmans pendant l'Eid est permis, à condition qu'il reste dans les limites de la Charia et n'implique pas d'éléments interdits tels que des rassemblements mixtes ou de la musique illicite.