« Dans ma maison, il y avait un tissu sur lequel il y avait des images, que j’ai recouvert d’un placard qui est dans la maison, et le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de prier vers lui. Puis il a dit : « 0 Aïcha, enlève-le-moi. » Alors je l’ai enlevé et j’en ai fait des oreillers.
Le Livre de la Qiblah - Sunan an-Nasa'i 761
« Dans ma maison, il y avait un tissu sur lequel il y avait des images, que j'avais utilisé pour couvrir un placard qui se trouve dans la maison, et le Messager d'Allah (ﷺ) priait en direction de celui-ci. Puis il a dit : 'Ô Aisha, éloigne-le de moi.' Alors je l'ai retiré et j'en ai fait des oreillers. »
Commentaire sur l'Interdiction des Images
Ce hadith de Sunan an-Nasa'i démontre l'interdiction absolue des images contenant des êtres animés dans les lieux de prière. Le Prophète (ﷺ) a d'abord prié en direction du tissu, mais lorsqu'il a remarqué les images, il a immédiatement ordonné son retrait, indiquant que de telles représentations distraient de la dévotion appropriée et peuvent conduire au shirk (associer des partenaires à Allah).
Les savants expliquent que les images d'êtres animés sont interdites dans les zones de prière car elles rivalisent avec l'adoration d'Allah seul. La transformation du tissu en oreillers montre la permission d'utiliser de tels matériaux pour des usages où les images ne sont pas affichées de manière proéminente ou vénérées, évitant ainsi le gaspillage tout en maintenant les principes religieux.
Règlements Juridiques Dérivés
Cette narration établit que la prière en direction d'images invalide la prière ou au minimum la rend détestable (makruh). Le retrait immédiat démontre l'urgence d'éliminer de telles distractions des espaces de prière.
La permission de réutiliser des objets interdits pour des usages permis est établie par l'action d'Aisha de fabriquer des oreillers, à condition que les images ne soient plus affichées d'une manière qui pourrait distraire les adorateurs ou conduire à une vénération inappropriée.