Sunan an-Nasa'i
Sunan an-Nasa'i 1809
Les différences dans les rapports d’Ismail bin Abi Khalid
Texte arabe du hadith
أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ الْمُثَنَّى، عَنْ سُوَيْدِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ حَدَّثَنِي حَمَّادٌ، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أُمِّ حَبِيبَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ صَلَّى ثِنْتَىْ عَشْرَةَ رَكْعَةً فِي يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ بَنَى اللَّهُ لَهُ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ "
Traduction
D’après Umm Habibah,
Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque accomplit douze rak’ahs par jour et par nuit, Allah (SWT) lui construira une maison au Paradis. »
Aperçu et thème central
Ce hadith, rapporté par l'imam An-Nasa'i dans ses Sunan (n° 1809) dans le livre de Qiyam Al-Lail et des prières surérogatoires, résume la récompense profonde pour la constance dans les douze rak'ahs surérogatoires (Sunnah) accomplies quotidiennement en plus des prières obligatoires. Le thème central est l'immense miséricorde et la générosité d'Allah, qui, en retour d'un acte de dévotion relativement petit et gérable réparti sur le jour et la nuit, promet une demeure éternelle dans la plus haute demeure du Paradis. Il souligne le principe selon lequel le culte volontaire (Nawafil) perfectionne les actes obligatoires, élève le rang du croyant et sert de moyen de se rapprocher d'Allah, transformant le rythme quotidien du croyant en un fil continu de culte.
Contexte et perspectives linguistiques
Le hadith est attribué à Oumm Habiba (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui l'a rapporté du Prophète (ﷺ). L'expression arabe "ithnata 'ashrata rak'ah" (douze rak'ahs) fait spécifiquement référence aux prières surérogatoires régulières : deux avant l'aube, quatre avant Dhuhr, deux après Dhuhr, deux après Maghrib et deux après 'Isha. Le mot "bana" (construire) évoque l'idée de construire une structure durable et solide, soulignant la permanence et la sécurité de la récompense. Le terme "baitan fil-Jannah" (une maison au Paradis) signifie non seulement une demeure, mais une station honorée et élevée. L'expression "fi yawmin wa lailah" (en un jour et une nuit) met en évidence la facilité et la répartition de ces actes, les rendant accessibles à tout musulman, quelles que soient les circonstances. Cette énumération précise du Prophète (ﷺ) clarifie le nombre voulu, dissipant toute ambiguïté et guidant la Oumma vers un investissement spirituel spécifique et réalisable.
Principales perspectives savantes et bénéfices juridiques
Vie quotidienne et application spirituelle
Pour le musulman contemporain, ce hadith offre un chemin tangible et structuré vers l'élévation spirituelle. Il enseigne que le Paradis ne s'obtient pas uniquement par des gestes grandioses, mais par la fermeté dans les rythmes quotidiens du culte. On doit méticuleusement garder ces douze rak'ahs, les considérant comme un rendez-vous sacré avec Allah. Les étapes pratiques incluent : définir des rappels pour les prières surérogatoires, les prier à la maison lorsque c'est possible pour augmenter la récompense et l'intimité, et réfléchir à l'intention (niyyah) de construire une maison au Paradis avec chaque rak'ah. Cette pratique inculque la discipline, la pleine conscience et une conscience constante de l'au-delà, transformant un emploi du temps chargé en une échelle d'ascension spirituelle. Lorsqu'on les manque, on doit les rattraper, démontrant le sérieux de cette alliance. En fin de compte, ce hadith inspire l'espoir et l'action, nous rappelant que la récompense d'Allah est bien plus grande que nos actes.