« Allah gardera fermes les croyants, avec le monde qui tient ferme dans ce monde et dans l’au-delà. Cela a été révélé au sujet du tourment dans la tombe. On lui dira (au défunt : « Qui est ton Seigneur ? » et il dira : « Mon Seigneur est Allah et mon Prophète est Mohammed. C’est ce qu’Il a dit : « Allah tiendra ferme les croyants, avec la parole qui demeure ferme dans ce monde et dans l’au-delà. »
Commentaire sur le verset de la fermeté
Ce récit de Sunan an-Nasa'i 2057 dans Le livre des funérailles offre un aperçu profond de la signification de la promesse d'Allah dans la sourate Ibrahim (14:27) : "Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme dans la vie terrestre et dans l'au-delà."
Les savants expliquent que cela se réfère à l'épreuve que chaque âme affrontera dans la tombe. Lorsque les deux anges interrogent le défunt sur son Seigneur, sa religion et son prophète, le croyant qui a vécu selon le témoignage de la foi recevra la fermeté pour répondre correctement : "Mon Seigneur est Allah, et mon Prophète est Muhammad."
L'épreuve de la tombe et l'assistance divine
Ce hadith révèle que la "parole ferme" mentionnée dans le Coran n'est autre que la kalimah du Tawhid : La ilaha illallah, Muhammadur Rasulullah. Le croyant qui a intériorisé ce témoignage dans la vie recevra une assistance divine pour l'affirmer dans la tombe.
Ibn Kathir et d'autres commentateurs classiques soulignent que cette fermeté divine est la récompense pour ceux qui ont vécu selon cette parole dans leurs affaires mondaines. La tombe devient la première station de l'au-delà où cette promesse se manifeste.
Implications pratiques pour les croyants
Cet enseignement devrait motiver les musulmans à réciter et réfléchir fréquemment sur la chahada, en faisant le fondement de leurs croyances et actions. La fermeté dans la tombe est directement liée à l'attachement d'une personne à ce témoignage durant la vie terrestre.
Les savants conseillent que la préparation pour ce moment commence maintenant par un culte sincère, la recherche de connaissances bénéfiques et le fait de mourir dans un état de foi. L'espoir ultime du croyant est d'être parmi ceux à qui cette fermeté divine est accordée quand cela compte le plus.