« Ô mon père, comme il est maintenant proche de son Seigneur ! Ô mon père, nous annonçons la nouvelle (de sa mort) à Jibril ! Ô mon père, Jannat Al-Firdawas est maintenant sa demeure !
Le livre des funérailles - Sunan an-Nasa'i
Référence du Hadith : Sunan an-Nasa'i 1844
Commentaire sur la supplication funéraire
Cette narration profonde démontre l'étiquette appropriée et la perspective spirituelle que les musulmans doivent maintenir face à la mort. L'exclamation triple révèle une sagesse théologique profonde : Premièrement, reconnaître la proximité de l'âme avec son Créateur souligne la transition de l'existence temporelle à l'existence éternelle. Deuxièmement, l'annonce à l'ange Jibril signifie l'enregistrement céleste du dernier voyage d'un croyant. Troisièmement, affirmer Jannat Al-Firdawas reflète la certitude de la miséricorde divine pour les justes.
Les savants classiques expliquent que de telles paroles doivent être prononcées avec une dignité solennelle, et non avec des lamentations bruyantes. La répétition de "Ô mon père" montre une expression émotionnelle permise tout en maintenant la soumission au décret divin. Cette approche équilibrée distingue les rites funéraires islamiques des pratiques de deuil pré-islamiques. La mention du plus haut niveau du paradis indique l'espoir du locuteur dans le pardon d'Allah.
Ibn Hajar al-Asqalani note que cette tradition enseigne aux musulmans de se concentrer sur l'état spirituel du défunt plutôt que sur la perte mondaine. La triple déclaration sert de rappel de la réalité de la mort, du royaume angélique et de la récompense ultime pour les croyants - transformant le chagrin en une préparation consciente pour son propre retour inévitable au Seigneur.