أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ خَشْرَمٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عِيسَى، عَنِ الأَعْمَشِ، ح أَنْبَأَنَا الْحَسَنُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُرَّةَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لَيْسَ مِنَّا مَنْ ضَرَبَ الْخُدُودَ وَشَقَّ الْجُيُوبَ وَدَعَا بِدُعَاءِ الْجَاهِلِيَّةِ ‏"‏ ‏.‏ وَاللَّفْظُ لِعَلِيٍّ وَقَالَ الْحَسَنُ ‏"‏ بِدَعْوَى ‏"‏ ‏.‏
Traduction
Il a été rapporté que 'Abdullah a dit

« Le Messager d’Allah a dit : « Il n’est pas l’un d’entre nous qui se frappe les joues, déchire son vêtement, crie les appels de la Jahiliyyah. »

Comment

Le Livre des Funérailles - Sunan an-Nasa'i 1860

Ce noble hadith du Messager d'Allah (ﷺ) interdit trois manifestations de chagrin excessif qui contredisent les enseignements islamiques et la dignité de la foi.

Interdiction de se frapper les joues

Se frapper les joues dans le chagrin démontre un manque de patience et de soumission au décret d'Allah. Le croyant doit accepter le destin divin avec fermeté, en reconnaissant que toutes les affaires reviennent à Allah.

Interdiction de déchirer les vêtements

Déchirer ses vêtements était une pratique pré-islamique de deuil exagéré. L'islam enseigne la modération dans le chagrin et interdit de tels comportements destructeurs qui s'opposent à l'acceptation digne de la volonté d'Allah par le croyant.

Interdiction des appels de la Jahiliyyah

Les appels de l'ignorance font référence aux lamentations, aux pleurs et aux expressions de désespoir caractéristiques de l'ère pré-islamique. La réponse du musulman à la calamité devrait être le rappel d'Allah et la recherche de récompense par la patience.

Commentaire savant

L'imam an-Nawawi explique que ce hadith indique la gravité de ces actions, car le Prophète (ﷺ) a éloigné ces personnes de la communauté musulmane. Ibn Hajar al-Asqalani clarifie que cette exclusion se réfère à l'incarnation complète du caractère islamique, et non nécessairement à l'exclusion de la foi elle-même.

La sagesse derrière ces interdictions préserve la dignité du croyant, empêche l'imitation des mécréants et maintient le principe islamique de l'acceptation patiente du décret divin tout en permettant un chagrin naturel dans les limites permises.