« Abou Moussa tomba inconscient et ils pleurèrent sur lui. Il dit : « Je vous dis les paroles de désaveu que le messager d’Allah a dit : Il n’est pas de nous un seul qui se rase la tête, déchire ses vêtements ou élève la voix pour se lamenter. »
Exposition du Hadith
Cette narration de Sunan an-Nasa'i (1861) contient une sagesse profonde concernant les rites funéraires islamiques et l'étiquette du deuil. Les paroles du Prophète « Il n'est pas des nôtres » constituent une censure sévère, indiquant la gravité de ces actions interdites pendant le deuil.
Pratiques de Deuil Interdites
Se raser la tête en signe de deuil était une pratique pré-islamique que l'islam a abolie pour distinguer l'identité musulmane et souligner la confiance dans le décret divin.
Déchirer les vêtements exprime un chagrin excessif contraire à la patience islamique (sabr) et à l'acceptation du décret d'Allah, impliquant potentiellement une insatisfaction envers le jugement divin.
Élever la voix en lamentation (an-niyaha) implique des pleurs et des expressions exagérées de chagrin qui dérangent les autres et démontrent un manque de contentement avec le décret d'Allah.
Commentaire Savant
L'imam an-Nawawi explique que ces interdictions préservent la dignité du croyant et empêchent l'imitation des coutumes pré-islamiques. La phrase « pas des nôtres » indique que ces actions contredisent la perfection complète de la conduite islamique.
Ibn Hajar al-Asqalani note que la situation d'Abu Musa démontre l'importance de rappeler aux musulmans la conduite appropriée même dans les moments de détresse, montrant comment les compagnons ont maintenu les enseignements prophétiques.
Deuil Permis
L'islam permet un chagrin naturel avec des larmes et de la tristesse, comme le Prophète a pleuré pour son fils Ibrahim. Ce qui est interdit est la démonstration excessive qui contredit la patience et la confiance dans la sagesse d'Allah.
La période de deuil légale est de trois jours, sauf pour une veuve dont la période de deuil est de quatre mois et dix jours comme spécifié dans le Coran.