أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ زُبَيْدٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لَيْسَ مِنَّا مَنْ ضَرَبَ الْخُدُودَ وَشَقَّ الْجُيُوبَ وَدَعَا بِدَعْوَى الْجَاهِلِيَّةِ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
D’après Yazid bin Aws, on a dit que

Abu Musa a déclaré qu’il était tombé inconscient et qu’une de ses Oum Walad avait pleuré. Quand il se réveilla, il lui demanda : « N’as-tu pas entendu ce que le Messager d’Allah a dit ? » Elle a dit : « Il a dit : 'Il n’est pas l’un de nous qui élève la voix pour se lamenter, se rase la tête ou déchire ses vêtements.'

Comment

Le Livre des Funérailles - Sunan an-Nasa'i 1865

Cette narration d'Abu Musa al-Ash'ari concerne l'interdiction des pratiques de deuil excessives en Islam. Le Messager d'Allah ﷺ a explicitement condamné trois actions spécifiques associées aux coutumes pré-islamiques de la jahiliyyah.

Commentaire Savant

La phrase "il n'est pas des nôtres" indique l'interdiction sévère de ces actions, car elles contredisent les enseignements islamiques sur la patience et la soumission au décret divin. Élever la voix en lamentation démontre l'impatience envers le décret d'Allah.

Se raser la tête était un rituel de deuil païen exprimant un chagrin extrême. Déchirer les vêtements symbolise déchirer ce qu'Allah a fourni et montre une insatisfaction envers le jugement divin.

L'incident démontre la vigilance des compagnons dans la mise en œuvre des enseignements prophétiques, même dans des moments d'inconscience apparente. La correction immédiate par Abu Musa de sa Umm Walad reflète l'importance de maintenir l'étiquette islamique pendant les épreuves.

Règlements Juridiques

Les savants classent ces trois actions comme interdites (haram) sur la base de ce hadith. L'interdiction s'applique aux hommes et aux femmes, bien que les femmes aient plus de latitude pour exprimer leur chagrin en pleurant sans élever la voix.

Ces restrictions visent à cultiver le sabr (patience) et à empêcher l'imitation des pratiques de deuil non islamiques. Le croyant doit accepter le décret d'Allah avec contentement tout en étant autorisé à verser des larmes silencieusement.