« Le Messager d’Allah a dit : « Ce n’est pas l’un d’entre nous qui se rase la tête, qui élève la voix en se lamente et qui déchire ses vêtements. »
Texte et Contexte du Hadith
« Le Messager d'Allah a dit : "Celui qui se rase la tête, élève la voix en lamentation ou déchire ses vêtements n'est pas des nôtres." » (Sunan an-Nasa'i 1866)
Cette narration profonde du Livre des Funérailles aborde trois pratiques de deuil interdites qui contreviennent à la patience islamique (sabr) durant une calamité.
Commentaire Savant
L'expression "n'est pas des nôtres" indique une désapprobation sévère, signifiant que de telles actions contredisent la voie (minhaj) des croyants, sans nécessairement exclure complètement de l'islam.
Se raser la tête était un rituel de deuil pré-islamique exprimant un chagrin extrême. L'islam enseigne à maintenir la dignité même dans la douleur.
Élever la voix en lamentation (an-niyāḥah) implique des gémissements, des cris ou des expressions vocales excessives de chagrin qui démontrent de l'impatience envers le décret divin.
Déchirer les vêtements symbolise déchirer ce qu'Allah a fourni et montre une rébellion contre le Qadr (Préordination Divine).
Règlements Juridiques et Sagesse
Ces interdictions préservent le concept islamique d'acceptation digne. Le croyant rencontre la calamité avec "Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un" et une persévérance patiente.
Les savants distinguent entre les larmes naturelles de chagrin (permises) et les lamentations organisées avec des pleureurs engagés (strictement interdites).
La sagesse derrière ces interdictions inclut la protection de l'unité de la communauté musulmane, la prévention de l'imitation des pratiques des mécréants et la culture d'une compréhension appropriée du Décret Divin.