« Quand Abou Moussa était proche de la mort, sa femme a crié et il a dit : « Ne savez-vous pas ce que le Messager d’Allah a dit ? » Elle répondit : « Oui, puis elle se tut et on lui dit ensuite : « Qu’a dit le Messager d’Allah ? » Elle a dit : « Le Messager d’Allah a maudit celui qui se rase la tête, élève la voix en se lamente ou déchire son vêtement. »
Commentaire du Hadith : L'Interdiction du Deuil Excessif
Cette narration de Sunan an-Nasa'i (1867) dans Le Livre des Funérailles démontre la position islamique contre les expressions immodérées de chagrin. Lorsqu'Abu Musa al-Ash'ari était près de la mort, l'exclamation initiale de sa femme a provoqué son rappel immédiat des conseils prophétiques.
Analyse Savante des Trois Interdictions
Se raser la tête : Les savants classiques interprètent cela comme se référant aux personnes en deuil qui se rasent la tête dans le chagrin, ce qui imite les pratiques pré-islamiques de l'ignorance (Jahiliyyah). L'islam enseigne l'acceptation patiente du décret divin.
Élever la voix en lamentation : Les savants expliquent que les pleurs bruyants et le deuil professionnel (niyaha) démontrent une insatisfaction envers le décret d'Allah. Le croyant devrait plutôt réciter "Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un" et maintenir une patience digne.
Déchirer les vêtements : Déchirer les vêtements dans l'angoisse était une autre coutume de la Jahiliyyah interdite en Islam. De tels démonstrations dramatiques contredisent le concept islamique de sabr (persévérance patiente) et l'acceptation du Qadr.
Règlements Juridiques et Sagesse Spirituelle
L'opinion savante collective (ijma') considère ces trois actes comme des interdictions majeures lorsqu'ils sont accomplis comme expressions de chagrin excessif. La sagesse derrière cette interdiction préserve le concept islamique d'acceptation digne du décret divin tout en empêchant les excès émotionnels qui caractérisaient la société arabe pré-islamique.