أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، قَالَ أَنْبَأَنَا إِسْمَاعِيلُ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ مُعَاذَةَ الْعَدَوِيَّةِ، قَالَتْ سَأَلَتِ امْرَأَةٌ عَائِشَةَ أَتَقْضِي الْحَائِضُ الصَّلاَةَ فَقَالَتْ أَحَرُورِيَّةٌ أَنْتِ قَدْ كُنَّا نَحِيضُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلاَ نَقْضِي وَلاَ نُؤْمَرُ بِقَضَاءٍ ‏.‏
Traduction
Il a été rapporté que Mu’adhah Al-'Adawiyyah a dit

« Une femme a demandé à 'Aïcha : 'Une femme menstruée doit-elle rattraper la Salah qu’elle manque ? Elle m’a dit : « Êtes-vous un Haruri ? [1] Nous avions l’habitude d’avoir nos règles à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), mais nous n’avons pas rattrapé la Salah manquée et nous n’avons pas reçu l’ordre de le faire. [1] C’est-à-dire êtes-vous l’un des Khawarij. Harura est un lieu associé à un groupe de Khawarij.

Comment

Commentaire du Hadith : Le Livre des Menstruations et de l'Istihadah

Cette narration de Sunan an-Nasa'i 382 contient des implications légales et théologiques profondes concernant le statut de la prière pendant les menstruations.

Analyse de la Décision Légale

La réponse de Umm al-Mu'minin 'Aishah établit le consensus que les femmes menstruées sont exemptées de l'accomplissement des prières obligatoires et ne sont pas tenues de les rattraper par la suite.

Cette exemption est basée sur le principe que les menstruations constituent une excuse légale légitime ('udhr shar'i) qui suspend temporairement l'obligation de prière sans créer une dette qui doit être remboursée.

Contexte Historique et Signification Théologique

La référence de 'Aishah à "Haruri" relie cette question aux déviations théologiques des Khawarij, qui étaient connus pour leurs positions extrêmes et leur rigorisme excessif en matière religieuse.

Sa réponse démontre comment les Mères des Croyants ont préservé et transmis la Sunnah authentique, corrigeant les innovations qui contredisaient la pratique établie du temps du Prophète.

Consensus des Savants

Ce hadith forme la base de la position unanime des quatre écoles de jurisprudence sunnites selon laquelle les femmes menstruées ne rattrapent pas les prières manquées.

La décision s'applique également à toutes les formes d'impureté rituelle qui empêchent la prière, établissant un principe juridique cohérent à travers divers états d'incapacité rituelle.