« Celui qui prête serment, et qui voit quelque chose de mieux que cela, qu’il fasse ce qui est mieux. »
Le Livre des Serments et Vœux - Sunan an-Nasa'i 3781
« Quiconque jure un serment, puis voit quelque chose de meilleur, qu'il fasse ce qui est meilleur. »
Commentaire sur le Hadith
Ce noble hadith de Sunan an-Nasa'i établit un principe fondamental dans la jurisprudence islamique concernant les serments. Le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) nous enseigne que si une personne prend un serment pour faire ou s'abstenir de quelque chose, mais réalise ensuite qu'il existe une meilleure ligne de conduite, elle devrait abandonner son serment en faveur de l'alternative supérieure.
Les savants expliquent que cela démontre la flexibilité et la miséricorde de la loi islamique, priorisant le bénéfice et la droiture par rapport à l'adhésion rigide aux serments. L'action « meilleure » se réfère à celle qui apporte une plus grande obéissance à Allah, bénéficie davantage aux autres ou évite un plus grand mal.
L'expiation (kaffarah) pour rompre un tel serment est requise, comme mentionné dans le Coran 5:89, ce qui implique généralement de nourrir dix personnes nécessiteuses, de les vêtir ou de libérer un esclave. Cette règle empêche les gens d'être piégés par leurs serments lorsque de meilleures options émergent, tout en maintenant le respect de la sainteté des vœux.
Application Juridique
Ce principe s'applique lorsque l'action alternative est objectivement meilleure en termes religieux - comme choisir de maintenir les liens familiaux plutôt qu'un serment de les rompre, ou accomplir un acte d'adoration plus grand qu'un moindre vœu.
Il ne permet pas de rompre les serments pour de simples préférences personnelles ou des avantages mondains, sauf s'il y a une supériorité religieuse claire. La détermination de ce qui constitue « meilleur » devrait être basée sur des preuves islamiques et la compréhension savante.