« Si l’un de vous prête serment, alors il voit quelque chose de mieux que cela, qu’il offre l’expiation de son serment, et qu’il regarde ce qui est meilleur et qu’il le fasse. »
Le Livre des Serments et des Vœux - Sunan an-Nasa'i 3782
« Si l'un de vous prête serment, puis voit quelque chose de meilleur, qu'il offre l'expiation pour son serment, et qu'il regarde ce qui est meilleur et le fasse. »
Commentaire du Hadith
Ce noble hadith établit un principe profond dans la jurisprudence islamique concernant les serments. Le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) nous guide en disant que lorsqu'un musulman jure de faire ou de s'abstenir de quelque chose, mais réalise ensuite qu'il existe une meilleure alternative qui apporte un plus grand bénéfice ou évite un plus grand mal, il ne doit pas persister dans son serment par entêtement.
L'expiation (kaffārah) mentionnée est la même que celle pour les serments rompus : nourrir dix pauvres, les vêtir ou libérer un esclave. Si on ne peut pas faire cela, on jeûne pendant trois jours. Cette décision miséricordieuse démontre la flexibilité de l'islam et son souci du bien-être humain, en priorisant le bénéfice plutôt que l'adhésion rigide aux vœux lorsque les circonstances changent.
L'expression « regarde ce qui est meilleur » souligne le principe islamique de poursuivre ce qui est le plus bénéfique et vertueux. Cela s'aligne avec l'enseignement coranique qu'Allah n'entend pas imposer de difficulté aux croyants. La sagesse ici est que les serments ne doivent pas devenir des instruments de mal ou des obstacles au bien.
Règlements Juridiques
Ce règlement s'applique à tous les serments sauf ceux impliquant le divorce ou l'émancipation, qui ont des régulations spécifiques. Les savants conviennent que si rompre un serment conduit à un plus grand bien ou empêche un plus grand mal, l'expiation n'est pas seulement permise mais recommandée.
L'alternative « meilleure » mentionnée pourrait être : une plus grande obéissance religieuse, des liens familiaux plus forts, des affaires plus bénéfiques, ou éviter un mal à soi-même ou aux autres. La détermination de ce qui est « meilleur » devrait être basée sur les principes islamiques et la consultation avec des personnes savantes.