أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ غَيْلاَنَ بْنِ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ، قَالَ أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي رَهْطٍ مِنَ الأَشْعَرِيِّينَ نَسْتَحْمِلُهُ فَقَالَ ‏"‏ وَاللَّهِ لاَ أَحْمِلُكُمْ وَمَا عِنْدِي مَا أَحْمِلُكُمْ ‏"‏ ‏.‏ ثُمَّ لَبِثْنَا مَا شَاءَ اللَّهُ فَأُتِيَ بِإِبِلٍ فَأَمَرَ لَنَا بِثَلاَثِ ذَوْدٍ فَلَمَّا انْطَلَقْنَا قَالَ بَعْضُنَا لِبَعْضٍ لاَ يُبَارِكُ اللَّهُ لَنَا أَتَيْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَسْتَحْمِلُهُ فَحَلَفَ أَنْ لاَ يَحْمِلَنَا ‏.‏ قَالَ أَبُو مُوسَى فَأَتَيْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْنَا ذَلِكَ لَهُ فَقَالَ ‏"‏ مَا أَنَا حَمَلْتُكُمْ بَلِ اللَّهُ حَمَلَكُمْ إِنِّي وَاللَّهِ لاَ أَحْلِفُ عَلَى يَمِينٍ فَأَرَى غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا إِلاَّ كَفَّرْتُ عَنْ يَمِينِي وَأَتَيْتُ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
Il a été rapporté d’après 'Abdur-Rahman bin Samurah que le Prophète a dit

« Si vous prêtez serment, alors vous voyez quelque chose de mieux que cela, puis vous offrez l’expiation de votre serment, et vous faites ce qui est mieux. »

Comment

Le Livre des Serments et Vœux - Sunan an-Nasa'i 3784

« Si vous jurez un serment, puis que vous voyez quelque chose de meilleur que cela, alors offrez l'expiation pour votre serment, et faites ce qui est meilleur. »

Commentaire sur le Hadith

Ce noble hadith établit un principe fondamental dans la jurisprudence islamique concernant les serments. Lorsqu'un musulman jure de faire ou de s'abstenir de quelque chose, mais reconnaît par la suite une ligne de conduite supérieure à ce qui a été juré, la Charia offre cette alternative miséricordieuse.

L'expression « voir quelque chose de meilleur » fait référence à la reconnaissance d'une action plus bénéfique, plus juste ou contenant un plus grand bien que ce qui a été initialement juré. Cela démontre la flexibilité de l'Islam et son souci du bien-être humain par rapport à une adhésion rigide aux vœux.

« Offrez l'expiation pour votre serment » fait référence à la kaffarah prescrite dans la Sourate Al-Ma'idah (5:89), qui implique de nourrir dix personnes nécessiteuses, de les vêtir ou de libérer un esclave. Pour ceux qui ne peuvent pas accomplir cela, jeûner trois jours suffit.

« Faites ce qui est meilleur » souligne l'obligation de poursuivre l'alternative supérieure une fois l'expiation faite. Cet enseignement empêche les musulmans d'être piégés par leurs serments en commettant un bien moindre lorsqu'un bien plus grand est apparent.

Règlements Légaux Dérivés

Ce hadith prouve la permission de rompre un serment lorsqu'une meilleure alternative émerge. L'expiation sert de purification pour le vœu rompu.

Les savants s'accordent à dire que cette règle s'applique uniquement aux serments permis, et non aux vœux impliquant la désobéissance à Allah. Un serment de commettre un péché doit être rompu sans expiation.

La reconnaissance du « meilleur » est basée sur les principes islamiques - ce qui rapproche d'Allah, bénéficie aux autres ou prévient le mal. La préférence personnelle seule ne suffit pas.