« Le Messager d’Allah a dit : « Quiconque jure et voit quelque chose de mieux que cela, qu’il fasse ce qui est meilleur et qu’il offre l’expiation de son serment. »
Le Livre des Serments et des Vœux - Sunan an-Nasa'i 3785
« Le Messager d'Allah a dit : 'Celui qui prête serment, puis voit quelque chose de meilleur, qu'il fasse ce qui est meilleur et offre l'expiation pour son serment.' »
Commentaire sur le Hadith
Ce noble hadith du Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) établit un principe fondamental dans la jurisprudence islamique concernant les serments. La sagesse derrière cet enseignement est qu'Allah désire la facilité pour Ses serviteurs et ne souhaite pas leur imposer de difficulté.
Lorsqu'un musulman prête serment de faire ou de s'abstenir de quelque chose, mais se rend ensuite compte que l'accomplissement de ce serment conduirait à manquer un bien plus grand ou à commettre une faute, la Charia offre cette alternative miséricordieuse. L'option meilleure mentionnée dans le hadith pourrait être un acte de plus grande piété, une opportunité de récompense accrue, ou éviter un préjudice à soi-même ou aux autres.
Conditions et Mise en Œuvre
Les savants ont stipulé que cette règle s'applique lorsque la rupture du serment conduit à un bénéfice clairement supérieur en termes religieux. L'expiation (kaffarah) pour la rupture d'un serment est spécifiée dans le Coran (Sourate Al-Ma'idah, 5:89) comme nourrir dix personnes nécessiteuses, les vêtir, ou libérer un esclave. Si on ne peut pas faire cela, alors jeûner pendant trois jours est prescrit.
Cet enseignement démontre la flexibilité et la praticité de la loi islamique, équilibrant entre tenir sa parole et poursuivre ce qui est finalement meilleur pour ses affaires spirituelles et mondaines. Il empêche les musulmans d'être piégés par leurs serments lorsque les circonstances révèlent un chemin plus bénéfique.