« Le Messager d’Allah a dit : « Quiconque jure et dit : « Si Allah le veut, alors il a fait une exception. »
Le Livre des Serments et des Vœux - Sunan an-Nasa'i 3829
« Le Messager d'Allah a dit : 'Quiconque prête serment et dit : Si Allah le veut, alors il a fait une exception.' »
Commentaire sur le Hadith
Ce noble hadith établit le principe islamique de l'istithna' (exception) lors de la formulation de serments et de vœux. La phrase « In sha' Allah » (Si Allah le veut) sert de clause conditionnelle qui empêche d'être lié par un serment si les circonstances en empêchent l'accomplissement.
Les savants expliquent que cette exception reflète un bon tawakkul (confiance en Allah) et reconnaît que toutes les affaires sont ultimement sous contrôle divin. Sans cette exception, on pourrait involontairement commettre un parjure si l'on est incapable de remplir son serment en raison de facteurs indépendants de sa volonté.
La sagesse derrière cet enseignement est de combiner la détermination avec la soumission au décret d'Allah. Lorsqu'un musulman fait un serment en disant « In sha' Allah », il démontre à la fois la résolution d'accomplir quelque chose et la reconnaissance que sa réalisation dépend entièrement de la volonté d'Allah.
Implications Juridiques
Selon les savants classiques, lorsqu'on inclut « In sha' Allah » avec un serment, on n'est pas considéré comme ayant rompu son serment si on ne parvient pas à le remplir, à condition que l'échec soit dû à des raisons légitimes indépendantes de sa volonté.
Cette exception s'applique à la fois aux serments affirmatifs (« Je ferai cela, In sha' Allah ») et aux serments négatifs (« Je ne ferai pas cela, In sha' Allah »). La condition protège l'individu d'un péché involontaire tout en maintenant la sainteté des serments dans la loi islamique.