« Ô Messager d’Allah, est-ce que je lèguerai tous mes biens ? » Il a dit : « Non. » Il a dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » Il a dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Un tiers, et un tiers, c’est beaucoup ou beaucoup. »
Le Livre des Testaments - Sunan an-Nasa'i 3632
« Ô Messager d'Allah, dois-je léguer toute ma richesse ? » Il a dit : « Non. » Il a dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » Il a dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Un tiers, et un tiers est beaucoup ou grand. »
Commentaire sur le Hadith
Ce noble hadith établit la limite maximale autorisée pour les legs dans la loi islamique. Le Prophète ﷺ a progressivement rejeté le legs de la totalité de la succession et de la moitié, approuvant finalement un tiers comme limite supérieure.
La sagesse derrière cette limitation préserve les droits des héritiers prescrits (héritiers coraniques) qui ont des parts fixes dans la succession. Léguer plus d'un tiers diminuerait injustement leur héritage légitime.
La déclaration du Prophète ﷺ « un tiers est beaucoup » sert d'avertissement doux, encourageant la modération même dans la limite permise. Les savants interprètent cela comme recommandant moins d'un tiers lorsque c'est possible, surtout lorsque les héritiers sont dans le besoin.
Cette règle s'applique spécifiquement aux legs volontaires au-delà des parts d'héritage fixes. Elle démontre l'approche équilibrée de l'Islam en matière de discrétion personnelle dans la distribution des richesses tout en protégeant les droits des membres de la famille.
Implications Légales
La limite d'un tiers s'applique à la succession nette après le paiement des frais funéraires et des dettes.
Les legs ne peuvent pas être faits aux héritiers légaux qui reçoivent automatiquement leurs parts coraniques, à moins que les autres héritiers ne consentent après la mort du testateur.
Cette règle souligne l'importance de préserver le système d'héritage islamique tout en permettant une certaine flexibilité pour les bénéficiaires supplémentaires.